Environnement

Des milliers de personnes ont défilé en soutien aux mal-logés

Mots clés : Droit au logement - Droit du travail - Sécurité publique

« Solidarité » avec les familles des immeubles incendiés ou expulsées, « colère » contre la politique du gouvernement: tels étaient les deux mots d’ordre de la manifestation qui a réuni samedi après-midi des milliers de personnes à Paris en soutien aux mal-logés.

Plus de 5.000 manifestants, selon la police, 10.000 selon les organisateurs, ont marché du boulevard Vincent-Auriol (XIIIe arrondissement) à la place du Danube (XIXe) à l’appel d’une vingtaine d’associations et de syndicats.
« Opéra, Vincent-Auriol, Bois-Doré, ce n’est pas une fatalité », dénonçait une banderole en tête du cortège, rappelant les trois sinistres meurtriers qui ont eu lieu ces derniers mois à Paris, faisant au total 48 morts parmi des familles africaines.
« Application de la loi de réquisition », « Solidarité avec les mal logés », « Pouvoir assassin », scandaient les manifestants cheminant au rythme du djembé, certains s’en prenant nommément au ministre de l’Intérieur: « Sarkozy l’a oublié, ses parents sont immigrés ».
« Nous sommes ici en signe de solidarité avec les familles expulsées et avec celles qui vivent encore dans des logements insalubres, et pour demander du logement social partout », a déclaré à l’AFP Marie-Georges Buffet, secrétaire nationale du Parti communiste français.

La police a évacué vendredi deux squats parisiens occupés par des Africains, rue de la Fraternité (XIXe) et rue de la Tombe-Issoire (XIVe).
« On ne règlera pas les problèmes de logement par la répression », a protesté Alain Olive, secrétaire général de l’UNSA (Union nationale des syndicats autonomes).
« Nous sommes là pour marquer notre solidarité et, au-delà, pour dire que la crise du logement doit être réglée au niveau national. Les syndicats doivent faire du logement un axe revendicatif essentiel, ce qu’ils n’ont peut-être pas toujours fait », a-t-il ajouté.
Le porte-parole de l’association Droit au Logement (DAL), Jean-Baptiste Ayraud, l’un des organisateurs de la marche, a dénoncé « les baraquements de la honte » et appelé à « la production massive de logements sociaux, au gel des loyers » et à « l’arrêt de la destruction des logements sociaux ».

Etaient également présents en tête de cortège la porte-parole de Lutte ouvrière (LO) Arlette Laguiller, le secrétaire général de la CFDT François Chérèque, Anne Hidalgo, première adjointe (PS) au maire de Paris, Clémentine Autain, adjointe (app. PCF) du maire de Paris chargée de la Jeunesse, l’écrivain Dan Franck et le comique Dieudonné.
La colère et la douleur de certains manifestants se lisaient sur les banderoles: « Enfants brûlés, tous Français mais colorés », proclamait l’une tandis que l’on pouvait lire sur l’autre: « Incendiés, expulsés, exploités. La guerre aux pauvres continuent. Ne nous laissons pas chasser ».
« Je suis très révoltée contre Sarkozy. Je me suis retrouvée hier à dormir dans un parc alors que je travaille, que j’ai des papiers. Nous avons été expulsés le jour de la rentrée, mon fils a le droit d’aller à l’école comme tout le monde », a déclaré à l’AFP N’Denin Coulibaly, qui faisait partie des squatters de la rue de la Fraternité.
Stéphanie LEROUGE (AFP)

Vous êtes intéressé par le thème Environnement ?
  • Découvrez les Cahiers Techniques du Bâtiment
    Le magazine qui traite des innovations produits, des évolutions techniques et de l’actualité règlementaire dans tous les corps d’états.
    Voir le site

Votre avis ?
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêt. OK En savoir plus X