Chantiers

Des joints de chaussée réparés en un temps record sur la RN12

Mots clés : Chaussée - Monde du Travail - Ouvrage d'art - Produits et matériaux

Sur le chantier de rénovation de la RN12, entre Versailles et Dreux, les joints de dilatation de l’un des ouvrages d’art du tronçon ont été réparés en seulement deux heures – contre 24 heures habituellement – grâce à l’emploi d’un mortier de réparation fibré.

La remise en circulation rapide est l’une des principales préoccupations des maîtres d’ouvrages lors de travaux de voirie. Le chantier de rénovation de la RN12, entre Versailles et Dreux, mené sous la maîtrise d’ouvrage de la Direction interdépartementale des routes d’Ile-de-France (Dirif) et la maîtrise d’œuvre du Centre d’entretien et d’intervention (CEI) de Jouy-en-Josas (Yvelines), ne déroge pas à la règle. Plus de 60 000 véhicules – dont 30 % de poids lourds – empruntent chaque jour cette voie express (une 2 x 4 voies) qui mène jusqu’à la Bretagne.

C’est dans ce contexte que l’entreprise spécialisée ETIC (Equipements Techniques pour l’Industrie de la Construction) intervient, depuis le 27 juin dernier, pour réparer les joints de dilatation, posés il y a une dizaine d’années, d’un ouvrage d’art de 20 mètres de long. « Il s’agit de joints mécaniques à hiatus – dénommés aussi « joints à lèvres » –, présentant un souffle [un « jeu », NDLR] de 50 mm, que nous devons remplacer sur toute la largeur de la chaussée, soit 7 mètres environ. Les opérations s’effectuent obligatoirement de nuit, avec coupure de la circulation, entre 22h et 5h du matin », explique Guillaume Wastiaux, responsable pôle équipements techniques d’ETIC.

 

Une résistance de 20 MPa atteinte au bout de 2 h seulement

 

Pour ce faire, les équipes sur place emploient un mortier de réparation fibré – le PCI RepaFast renforcé de fibres métalliques constituées d’un alliage spécifique traité –, dont la résistance à 20 MPa est atteinte au bout de deux heures seulement (à 20°C), contre 24 heures pour les mortiers traditionnels. Le phasage de l’intervention est le suivant : une tranchée de 80 cm de large et de 20 cm de profondeur est d’abord réalisée dans la chaussée rénovée. S’ensuit la pose des éléments de ferraillage, des ancrages précontraints et des longrines en aluminium. Le bétonnage des joints peut alors débuter dans une sorte de « ballet » minuté et millimétré, où chaque compagnon doit effectuer une tâche précise – la prise du béton, une fois posé, étant extrêmement rapide.

« Les fibres métalliques incorporées dans le mortier augmentent significativement ses résistances à la compression mais aussi à la flexion – quatre à six fois plus que les mortiers classiques –, tout en évitant les phénomènes de fissurations et en limitant les retraits », argumente Georges Skaf, ingénieur technico-commercial pour PCI, filiale du groupe BASF. Selon l’industriel, la ductilité du mortier RepaFast est en outre « 25 fois supérieure » à celle d’un mortier non renforcé. Résistant aux hydrocarbures et aux cycles gel-dégel, il réduit par ailleurs à terme le nombre et la fréquence des opérations d’entretien, contribuant, à son niveau, à préserver – et optimiser – le patrimoine routier.

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