Innovation produits

Des façades d’algues pour réduire la consommation d’énergie primaire des bâtiments

Mots clés : Efficacité énergétique - Réglementation thermique et énergétique

Les « photobioréacteurs » d’Ennesys ont été retenus par Paris Région Lab dans le cadre du deuxième appel à projets « Efficacité énergétique des bâtiments ».

Dans un « photoréacteur », sorte d’aquarium en plastique rempli d’un liquide de couleur verte, circule hermétiquement un mélange de déchets (eaux souillées de toilettes ou « jus de poubelle » venu des décharges) que dévorent d’infimes algues en se reproduisant à grande vitesse par photosynthèse sous l’effet de la lumière.

En recouvrant de grands bâtiments de ces « photoréacteurs », Ennesys assure pouvoir réduire d’au moins 80% leur consommation d’énergie dite primaire (hors occupants) et de 80% leur consommation en eau. « Les algues ont à peu près la même valeur énergétique que le charbon », précise Jean-Louis Kindler, directeur scientifique. « D’ailleurs une grande partie du pétrole qu’on découvre aujourd’hui, ce sont des algues fossilisées. »

Dix mille mètres carrés de panneaux d’Ennesys permettent de produire environ 150 tonnes d’algues par an. Celles-ci peuvent rendre à leur tour 70 tonnes d’huile. Et ce biocarburant peut être utilisé par exemple dans un générateur, les résidus secs étant eux brûlés pour faire du chauffage ou de l’électricité.

Quant à l’eau propre à 99,9% obtenue au terme du processus, elle peut parfaitement alimenter les chasses d’eaux du bâtiment, qui représentent l’essentiel de la consommation des immeubles de bureaux.

 

20 mois d’expérimentation

 

Déjà testé à Nanterre, le système sera, dans le cadre du 2e appel à projets « Efficacité énergétique des Bâtiments » de Paris Région Lab, expérimenté à plus grande échelle sur des bâtiments collectifs (immeubles, hôtels, bureaux, équipements scolaires, hospitaliers) suffisamment grands et rejetant suffisamment d’eaux usées et de déchets organiques.

 L’expérimentation se fera en 6 phases, sur une durée de 20 mois dont 7 mois de préparation, 12 mois en déploiement et 1 mois de désinstallation.

Le suivi de la performance sera réalisé par des biologistes et techniciens : prélèvements et analyse du fonctionnement, comparaison avec les prévisions issues du prototype de laboratoire et des modèles théoriques, analyse du cycle de vie et bilan carbone de l’ensemble de l’installation.

L’expérimentation permettra d’évaluer la qualité de dépollution des eaux usées par les micro algues, le fonctionnement des photobioréacteurs,

L’élimination du biofilm microbien qui se forme sur les parois des photobioréacteurs , la valorisation de l’énergie récupérée, le réutilisation des eaux sortantes, etc.

 

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