Chantiers

Des bâtiments ultra-performants, vitrines du savoir-faire de Schneider Electric

Mots clés : Entreprise du BTP - Industriels du BTP

Le groupe Schneider Electric a inauguré le 11 février à Grenoble le chantier de deux complexes tertiaires. Ils constituent l’aboutissement d’un vaste projet de rassemblement des activités locales de la firme. L’occasion, aussi, de démontrer son savoir-faire technique.

 

Schneider Electric a entamé sa grande transhumance grenobloise. C’est dans le chef-lieu de l’Isère que le groupe a posé le 11 février la première pierre de deux bâtiments qui mêleront laboratoires et bureaux. Ils constituent les fleurons du projet Greenovalley qui vise à rassembler les équipes locales de l’industriel. Historiquement réparties sur 13 sites de l’agglomération, elles en occuperont cinq en 2018. « Ce regroupement concerne plus de 5 000 salariés, indique Alain Bortolin, directeur des sites de l’entreprise à Grenoble. Nos locaux vieillissaient. Ils n’étaient plus adaptés aux formes modernes d’organisation du travail. Par ailleurs, nous souhaitions nous rapprocher des instituts de recherche et des autres entreprises. » Le budget total des chantiers s’élève à 120 millions d’euros.

Les deux nouveaux complexes seront implantés dans la presqu’île de la ville. Elle abrite déjà un important pôle universitaire avec des antennes du CNRS et du CEA. Schneider Electric nourrit de grandes ambitions pour ses deux bâtiments frères : l’obtention pour chacun d’eux d’une certification Leadership in energy and environmental design (Leed) Platinium.

Le premier ensemble, baptisé Technopole, accueillera 950 salariés sur une surface construite de 17 000 m². Conçu par le cabinet d’architecture et d’urbanisme Arche 5, il devrait être terminé au premier trimestre 2017. Parmi ses caractéristiques techniques, une portion de la façade comportera des panneaux photovoltaïques. Quatre thermofrigopompes assureront le chauffage et la climatisation grâce à un pompage dans la nappe phréatique de la zone. La consommation énergétique des édifices sera ainsi inférieure à 45 kWh/an/m².

 

Le joyau technologique de Schneider Electric

 

Imaginé par les architectes de groupe 6, l’autre bâtiment devrait afficher des performances encore supérieures. Ce futur pôle tiendra lieu de vitrine technologique à la firme. Selon les simulations thermiques, l’édifice consommera tous usages confondus 37 kWh/m²/an pour une superficie de 26 000 m².

La gestion de la température des locaux s’appuiera sur le logiciel Workplace Efficiency de Schneider Electric. La gestion technique du bâtiment (GTB) administre ce paramètre dans les pièces vides. Quand un occupant réservera une salle par l’intermédiaire de la plate-forme informatique du site, la température augmentera progressivement. Cette dernière atteindra un niveau de confort à l’heure d’occupation prévue. Lorsque l’usager arrivera, les contrôles des équipements basculeront en manuel. Il pourra ainsi modifier son environnement à sa guise. Un dispositif similaire au Technopole produira la chaleur et le froid nécessaires.

L’électricité ne sera pas en reste. Le site générera 970 MWh par an au moyen de 4 000 m² de panneaux photovoltaïques. Il comptera aussi deux éoliennes verticales et un arbre à vent. Ces équipements fonctionneront en synergie avec les batteries de stockage Ecoblade, lancées par le groupe en novembre dernier. « Nous expérimenterons différents scénarios de pilotage de l’énergie. Par ailleurs, ces bâtiments pourront pratiquer de l’effacement et du délestage sélectif de ses systèmes », précise Olivier Cottet, directeur marketing de l’innovation au sein de Schneider Electric.

 

Le vœu d’une maquette numérique en exploitation

 

Pour parvenir à leurs fins, les concepteurs ont employé à plusieurs outils méthodologiques. La grille d’évaluation de la certification Leed a établi les bases du cahier des charges. La maquette numérique, associée à des simulations thermiques dynamiques, a servi à modéliser ces exigences et à contrôler finement les conséquences de chaque action. « Nous espérons décrocher une note de 103 sur 110 à la certification », se félicite Olivier Cottet.

Le directeur marketing souhaiterait également utiliser la maquette numérique comme support de la GTB : « C’est le début d’une aventure. La puissance de calcul représente le principal obstacle. En phase d’exploitation, nous envisageons d’échanger avec la maquette uniquement les données essentielles au fonctionnement des automates. Nos machines tourneraient ainsi avec des capacités réduites. »

L’inauguration est prévue pour 2018. D’ici là, Schneider Electric aura sans doute trouvé un nom à son site. « Nous devons soumettre une proposition définitive au conseil exécutif », a glissé Luc Rémont, président de la branche française de la société, à l’occasion de son discours d’ouverture.

 

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