Transport et infrastructures

Dernière ligne droite pour le dossier de l’A45 ?

Mots clés : Etat et collectivités locales

Projet structurant pour les uns mais dénaturant pour les autres, la construction de l’A45 entre Saint-Etienne et Lyon n’en finit pas de diviser. Les collectivités ont jusqu’au 30 avril pour acter leur financement.

Les grands projets mettent du temps à sortir… et certains, plus que d’autres. Déclarée d’utilité publique en 2008, le projet de l’A45, reliant Saint-Etienne à Lyon, en est le parfait exemple. Projet « vital pour les acteurs locaux en termes d’emplois et de développement économique », comme le rappelle Philippe Valentin, membre de la CCI Lyon Métropole, l’A45 doit offrir une liaison directe et plus sûre entre les de ces deux territoires économiques et « pallier les carences de l’actuelle A47 ».

Pourtant, depuis le lancement des études en 1993, le dossier n’avance guère… et le projet est loin de faire l’unanimité. Avec en tête les élus des communes impactées par le tracé qui relie Brignais à la Fouillouse. Ces derniers mettent en avant la destruction de 450 ha de terres agricoles et la hausse des émissions de gaz à effet de serre. De son côté, Gérard Collomb qui œuvre pour le déclassement des portions urbaines des autoroutes A6/A7 pour les transformer en boulevard urbain, ne souhaite pas que la future autoroute débouche, comme prévue par le tracé à Pierre-Bénite, craignant un engorgement à l’entrée de Lyon.

Fin avril, de nouvelles échéances pourraient relancer la machine. L’Etat, qui a déjà affirmé qu’il participerait à hauteur que 430 millions d’euros, a demandé aux collectivités locales s’engager sur leur financement. Saint-Etienne Métropole et le conseil départemental de la Loire ont jusqu’à fait avril pour faire voter et ainsi acter un engagement de 211 millions d’euros chacun. De son côté, la région, par la voix de Laurent Wauquiez, a fait savoir qu’elle soutiendrait son financement à hauteur de 100 millions d’euros. Un coup de pouce pour les deux collectivités qui verrait alors leur participation passer à 161 millions d’euros…

Dans les Echos, André Mounier, vice-président de la CCI Lyon Métropole et président de la délégation Saint-Etienne, avance la possibilité de créer un fond de soutien abondé par les entreprises qui contribuerai à apporter des financements complémentaires. Idée qui n’est, à ce jour, avalisée par aucune instance. Estimée à 1,2 milliard d’euros, le reste à charge de cette autoroute à péage serait financé par le futur concessionnaire.

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