Collectivités territoriales

Demain, la smart city « public-privé »

Les collectivités sont à la recherche de partenariats public-privé pour développer la ville intelligente sur leur territoire. C’est ce qu’indiquent les résultats du 2e observatoire de la Smartcity dévoilé jeudi 16 juin à l’occasion du Salon Innovative City à Nice.

La smart city a été passée au rayon X lors du salon Innovative City à Nice (Alpes-Maritimes) jeudi 16 juin. Le 2e observatoire de la smart city, réalisé par la société d’ingénierie Tactis, indique que cette notion monte doucement en puissance chez les élus. Selon les résultats, 46% des répondants ont mis en place le concept, 37% ont lancé un projet et 18% n’y ont pas encore réfléchi. « Les grandes agglomérations sont arrivées à maturation », estime Philippe Parmantier, directeur associé de Tactis. Les données que les villes comptent ouvrir prochainement concernent à 74% la cartographie de leur territoire, à 72% les délibérations du conseil municipal, à 57% les documents relatifs aux marchés publics et à 53% les documents d’urbanisme.

 

A la recherche de fonds privés

 

Toujours selon l’observatoire, la smart city est pilotée majoritairement par l’EPCI et la ville centre (43% des cas) ou par l’EPCI et plusieurs communes (35%). La démarche est de plus en plus souvent confiée à la direction générale des services ou à la direction du développement économique de la collectivité locale reléguant les directions techniques « à un rôle opérationnel, surtout dans les très grandes agglomérations ». Face à la raréfaction des fonds publics, les villes « recherchent de plus en plus des partenariats public-privé ». Mais elles veulent garder la main mise sur leurs données. « Jusqu’à présent, lorsqu’elles signaient un contrat avec un délégataire, elles n’y faisaient pas vraiment attention, se rappelle Philippe Parmantier. Aujourd’hui, elles veulent rester propriétaires des données, certaines collectivités locales allant même jusqu’à demander à être propriétaire des entrepôts de données. »

 

Faire preuve de pédagogie avec les villes

 

Il existe plusieurs freins au développement de la smart city. D’abord, « les collectivités locales sont assaillies de propositions technologiques sans avoir les compétences en interne pour choisir », signale Philippe Sajhau, vice-président d’IBM France en charge de l’initiative Smarter City. Face à la situation, « les entreprises se regroupent en consortium pour démontrer ce que les technologies peuvent apporter », poursuit le professionnel, qui milite pour la création d’un « Agenda Smart » au même titre que l’Agenda 21.

Ensuite, la smart city ne peut pas compter sur la construction en ville pour se développer. Car chaque année, seulement 1% du parc est renouvelé. Enfin, « la communication politique s’est trop souvent emparée de la thématique, rappelle Philippe Sajhau, qui est également adjoint au maire de Nogent-sur-Marne (Val-de-Marne) en charge de l’innovation numérique. Dans un contexte de rejet global de la politique par les Français, nous pouvons craindre que les administrés rejettent en masse le développement de la smart city. »

 

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