Energie

Delphine Batho ne fait pas de voeux pieux

Mots clés : Démarche environnementale - Gouvernement

Lors de la présentation de ses voeux, lundi 28 janvier, la ministre de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie, a voulu démontrer son volontarisme « pour poser les bases d’un nouveau modèle de civilisation. »

Sans présenter un catalogue des mesures, la ministre a insisté sur « l’agenda et sur le tableau de bord de la transition environnementale » pour une année 2013 qualifiée de « charnière pour les réformes. » Une année où il faudra « travailler, dialoguer et réussir. »

Un engagement de réussite qui nécessite une « accélération de la transition ». Un travail qui se fondera sur une année 2012 consacrée à la base des engagements, à la construction d’une feuille de route, et qui a permis d’ouvrir beaucoup de chantiers.

Un dialogue qui sera réalisé au cours du « débat sur la transition énergétique », une phase citoyenne avec un déploiement dans les territoires, débouchant sur des engagements qui iront au-delà de ce quinquennat, a insisté Delphine Batho.

Une année 2013 qui sera aussi marquée par une réforme de la fiscalité écologique que la ministre espère « voir se concrétiser dans la loi de finances 2014, afin de rattraper le retard et rejoindre la moyenne
européenne. »  Une année qui sera aussi celle de la réforme du code minier, présentée en conseil des ministres le 6 février prochain, pour un projet de loi qui devrait être étudié en mai.

L’inscription dans la durée de la « méthode » du débat sur la transition énergétique sera concrétisée par le « tableau de bord de la mise en oeuvre de la feuille de route pour la transition écologique » qui se comportera comme « un compte-rendu de mandat du gouvernement. »

En février, le nouveau « conseil de la transition écologique » sera mis en place, de manière pérenne, et en septembre, la deuxième conférence environnementale sera l’occasion d’« insuffler le souffle du changement écologique. » avec un objectif : « vivre mieux » et une priorité qui demeure « les économies d’énergie ». « Nous sommes à la fin d’un cycle », a insisté la ministre chargée de l’énergie, et il faut mettre un terme « au laisser-faire, à la libéralisation et à l’ouverture du marché à la concurrence. » Il faut « retrouver la maîtrise publique de l’énergie et la souveraineté des choix du peuple face à l’énergie. »

En marge, la ministre a ainsi insisté sur le Conseil énergie européen de mai prochain, occasion de présenter sa philosophie sur les besoins de développement des réseaux en Europe, d’un marché de capacités qui « doit être européen », de tarifs réglementés – « à maintenir » – et d’un bilan de la libéralisation (« oui », a-t-elle répondu à notre question). Et de conclure que « la France dispose d’entreprises leader mondiales dans le secteur, et d’un potentiel considérable, il n’y a donc pas de raison qu’on soit en retard dans la compétition mondiale sur l’économie verte. »

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