Vie de l'entreprise

Délais de paiement: le bâtiment est toujours le meilleur élève

Mots clés : Entreprise du BTP

Selon une étude du cabinet Altares, près d’une entreprise de bâtiment sur deux a payé ses fournisseurs à l’heure au troisième trimestre 2015. Une vertu que ne partagent pas les clients -publics comme privés- du secteur.

Fin novembre, le ministre de l’économie Emmanuel Macron présentait un ensemble de mesures renforçant l’arsenal de lutte contre le non-respect des délais de paiement. Une manière de hausser le ton face aux mauvais payeurs, alors que les retards de règlement atteignaient un niveau record: 13,6 jours en moyenne au 2e trimestre 2015, contre 12 jours début 2014. Un chiffre que le dernier baromètre Altares sur les comportements de paiement des entreprises revoit à la baisse pour le 3e trimestre, puisqu’il tombe à 13,2 jours. Néanmoins, « la France ne lâche pas son titre de champion d’Europe des petits retards de paiement », commente l’étude, qui voit dans cette amélioration « l’amorce d’une détente encore trop timide ».

Ces commentaires peu flatteurs ne concernent heureusement pas les entreprises du bâtiment, qui conservent leur place de meilleurs payeurs, avec un retard moyen de 9,8 jours. Selon l’étude, 49,3% d’entre elles ont ainsi payé leurs fournisseurs à l’heure au troisième trimestre 2015 –elles étaient 49,5% au deuxième trimestre-, contre 36,2% en moyenne pour l’ensemble des secteurs d’activité. Les entreprises du secteur ont également un comportement exemplaire lorsque des contraintes les obligent à payer leurs fournisseurs en retard. Elles ne sont en effet que 5,3% à honorer leurs factures avec plus de 30 jours de retard (7,5% en moyenne).

Si le comportement des entreprises est plutôt vertueux, ce n’est pas le cas de celui de leurs clients. Côté public, les situations sont variables. L’effet de taille est très sensible sur les collectivités locales ; si les plus petites d’entre-elles parviennent à tenir des retards de paiement sous les 10 jours, les plus grandes sont à 19 jours en moyenne. Pour les Epic ou l’administration d’Etat, il faut compter généralement 17 jours de retard en moyenne. Mais c’est côté privé que le bât blesse : les entreprises de l’immobilier atteignant un retard de paiement moyen de 20 jours -toutefois en baisse de 0,7 point par rapport au deuxième trimestre.

 

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