Santé

Défis bâtiment santé : pour une transition énergétique qui ne transige pas avec la santé

Mots clés : Bâtiment et santé - Risque sanitaire

La cinquième édition des Défis bâtiment santé se tiendra mardi 2 juin 2015 à Paris et mettra l’accent sur les enjeux de la transition énergétique par rapport à la santé dans les bâtiment. Le radon sera l’un des thèmes d’actualité de la journée.

La cinquième édition du colloque « Les défis bâtiment santé » organisé par l’association Bâtiment Santé Plus et le réseau Riseb avec le soutien de l’Ademe, se tiendra à Paris au centre des congrès de la Cité des sciences et de l’industrie mardi 2 juin 2015. Cette journée sera placée sous le signe de la performance énergétique, avec pour thème directeur : « pour une transition énergétique qui ne transige pas avec la santé ». L’idée est bien que les rénovations thermiques n’aient pas pour effet collatéral une moindre qualité de l’air intérieur. « L’un des problèmes majeurs liés à la meilleure étanchéité des constructions, en particulier des logements, est le radon dans les territoires où ce gaz radioactif est présent », souligne Suzanne Déoux, présidente de Bâtiment Santé Plus et directrice associée de Médiéco Conseil et Formation.

 

Pas de cadre réglementaire pour le radon dans les logements

 

Aujourd’hui bien connu des pouvoirs publics comme des professionnels de la santé et du bâtiment, le radon ne fait l’objet d’aucun cadre réglementaire d’envergure. En effet, la réglementation ne concerne en France que certains établissements accueillant du public dans 31 départements prioritaires et les lieux de travail souterrains. Les deux seuils d’intervention restent fixés, depuis 2004, à 400 et 1 000 Bq/m3. « L’habitat, où le temps passé est plus important, n’est en aucun cas concerné par ces dispositions prévention », souligne Suzanne Déoux.

Saisi par la Direction générale de la santé (DGS), le Haut conseil de santé publique (HCSP) a pourtant donné un avis favorable en mars 2010 au seuil de 300 Bq/m3 pour l’habitat et les lieux ouverts au public avec un objectif à long terme d’abaisser cette valeur à 100 Bq/m3, notamment dans l’habitat neuf où il semblerait opportun d’être dès à présent plus exigeant. L’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) estime que 6,5 % des habitations françaises présenteraient des niveaux de radon compris entre 200 et 400 Bq/m3, et 2 % des niveaux de radon supérieurs à 400 Bq/m3.

 

Opération « radon et santé »

 

Lors du colloque, plusieurs interventions sur ce thème sont donc prévues. En particulier, celle de Joëlle Goyette-Pernot, professeur à la Haute école d’ingénierie et d’architecture de Fribourg, qui prendra la parole sur le thème « Le radon, l’alchimie surprise des rénovations ».  De même, Patrick Debaize, coordonnateur de l’opération « Radon et santé » dans l’agglomération de Concarneau-Cornouaille (Finistère), présentera les actions mise en œuvre dans cette région. La journée s’achèvera avec la remise du trophée Bâtiment Santé 2015.

 

Pour en savoir plus :

Le site des Défis bâtiment santé 2015.

L’Institut de radioprotection et de sureté nucléaire

L’Autorité de sureté nucléaire

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