Entreprises de BTP

Défaillances d’entreprises du bâtiment : nette embellie au deuxième trimestre 2015

Les défaillances d’entreprises dans le secteur du bâtiment ont diminué de 8,2% au deuxième trimestre 2015, en glissement annuel, d’après l’étude du cabinet Altares. Tous secteurs confondus, le nombre de défaillances et de procédures de sauvegarde ces trois derniers mois (avril-mai-juin) est passé sous la barre des 14 000 : « jamais ce chiffre n’a été aussi faible depuis le printemps 2008 », commentent les auteurs de l’étude.

Un signe de plus de retournement économique ? Tous secteurs confondus, les défaillances d’entreprises et procédures de sauvegardes constatées au deuxième trimestre de 2015 s’établissent à 13 408 (-6,8% par rapport à la même période en 2014). C’est ce qui ressort de la dernière étude du cabinet Altares sur les défaillances et sauvegardes d’entreprises en France. « Jamais ce chiffre n’a été aussi faible depuis le printemps 2008 », commentent les auteurs. Le nombre de défaillances de TPE a baissé de 6,6% (-10% pour les PME de 10 à 49 salariés).

Le secteur du bâtiment profite de cette embellie : le nombre de défaillances y a baissé de 8,2% au deuxième trimestre 2015 et le nombre de procédures de sauvegarde de 4,3%. « Ce secteur donne sur ce trimestre des signes de redressement sensible, observent les auteurs de l’étude. Si les travaux de charpente et couverture, menuiserie métallique et revêtements de sol sont encore chahutés, les évolutions sont mieux orientées dans la maçonnerie générale. » Le secteur a toutefois subi une lourde défaillance, celle de la société « Restauration orléanaise construction » (Loiret, 24,4 millions d’euros de chiffre d’affaires, 177 salariés).

 

100 000 défaillances pour cause de retards de paiement

 

Si l’on tient compte du premier semestre 2015, la situation est moins réjouissante. Les défaillances y ont en effet augmenté de 2% (31 326) par rapport au premier semestre 2014, dont une hausse de 3,4% dans le bâtiment (9 269).

Autre enseignement de l’étude, le rôle majeur des retards de paiement dans les défaillances d’entreprises. Thierry Millon, directeur des études Altares, estime que, sur les 430 000 entreprises qui ont mis la clé sous la porte depuis 2008, « 100 000 sont tombées faute d’avoir été payées à l’heure ». Il invite ainsi les fournisseurs et sous-traitants à « ne pas laisser déraper les retards de paiement de leurs clients et donneurs d’ordre, car ils pourraient se trouver à leur tour en défaut de paiement ».

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