Projets

Débat autour du projet d’aménagement « La route de la mer » à Montpellier

Le 6 décembre à Paris, Jean-Pierre Moure, président de la communauté d’agglomération de Montpellier a rencontré Bernard Reichen, architecte et urbaniste pour présenter le projet d’aménagement « La route de la mer ». Une conférence du cycle « Défis de ville » organisé à la Cité de l’architecture et du patrimoine, et dont Le Moniteur est partenaire.

À Lattes et Pérols, une fois franchie la limite communale de Montpellier, s’étend le site du projet « La route de la mer ». À terme, ces 250 hectares raccrocheront les « derniers nouveaux » quartiers montpelliérains, programmés mais encore à bâtir, au territoire de la communauté d’agglomération. La troisième ligne de tramway, dont la mise en service se fera au printemps 2012, structurera le site, mais c’est l’épaisseur de son impact territorial qui lui donnera un sens urbain.

Pour l’heure, ce territoire, violemment urbanisé dans les années 1970 pour amener rapidement les touristes à la mer, est impraticable pour le piéton. Cette lourde infrastructure routière (deux fois deux voies) a favorisé la construction de nombreux lotissements à Lattes, Pérols et alentour. De part et d’autre de la route se répartissent 200000 m2 de commerces et leurs habituelles nappes de parking. Pour aller d’une enseigne à l’autre, même proche, la voiture est nécessaire.

Des fonctions plus anciennes, agriculture, maraîchage, manade… ont perduré. Des étangs et leurs habitants saisonniers (les flamants roses), le littoral, les paysages de garrigue au nord, témoignent des singularités étonnantes du site. Des cours d’eau, le plus souvent à sec, rappellent occasionnellement la violence du climat méditerranéen. Même rares, crues et inondations conditionnent les possibilités de projet.

Secteur d’entre deux rattrapé par l’urbanisation, « La route de la mer » est l’occasion de dessiner un morceau de ville en adoptant les espaces naturels et agricoles comme base de l’armature urbaine. L’urbanisation se fera au prix d’importantes et préalables actions de rattrapage hydraulique. Avec le tramway comme élément incitateur, le projet de « La route de la mer », confié à Bernard Reichen, aborde l’épineuse question de la mutation d’une zone commerciale. Question à laquelle de nombreuses villes sont confrontées.

 

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