Commande publique

De grands maîtres d’ouvrages franciliens rencontrent le secteur de l’insertion

Mots clés : Aménagement du territoire - Maîtrise d'ouvrage - Monde du Travail

De nombreux projets d’aménagement en Ile-de-France vont créer des emplois. Les acteurs publics comme privés tentent de les router vers les entreprises employant des personnes en insertion. La preuve à Nanterre avec la réunion d’acheteurs publics et de structures de l’économie sociale et solidaire (ESS) le 18 mai.

Le réseau des achats publics responsables d’Ile-de-France, GIP Maximilien, a réuni les grands donneurs d’ordre publics et les entreprises locales de l’insertion le 18 mai à Nanterre. Objectif : mobiliser et coordonner ces acteurs pour développer les clauses sociales et l’emploi durable à travers la commande publique. Le GIP Maximilien s’est vu confier ces missions en juillet 2016 en qualité de pilote à la Mission d’appui au développement des clauses sociales (Macs). Pour mémoire, cette dernière a été mise en place dans le cadre de la Charte de responsabilité sociale des entreprises (RSE) des marchés du Grand Paris.

 

L’Ile-de-France, terre d’emplois

 

La région francilienne est un territoire en profonde mutation du fait de la réalisation de nombreux projets d’aménagement, notamment liés au Grand Paris. Les projets de transports et de logements sont pourvoyeurs d’emplois que la Société du Grand Paris, la SNCF Réseau Ile-de-France et la Ratp notamment souhaitent mettre à profit des TPE, ETI et PME via la commande publique. Cela passe par l’allotissement des marchés, leur dématérialisation, l’information sur les investissements mais aussi par l’inscription de clauses sociales dans les marchés publics pour faciliter l’insertion professionnelle. La fédération des réseaux d’insertion d’Ile-de-France, le Grafie a par exemple lancé à la fin de 2016 une mission d’achats socialement responsables pour les travaux du Grand Paris. Objectif : mettre en relation les acheteurs publics comme la Société du Grand Paris, la Ratp ou encore la SNCF Réseau avec les structures de l’insertion.

 

Des structures de l’ESS dans le BTP

 

De nombreux acheteurs publics franciliens (Société du Grand Paris, SNCF Réseau, Ville de Paris, Direction des achats de l’Etat, etc.) étaient réunis à la matinale du GIP. Celle-ci a fait la part belle aux entreprises et associations de l’économie sociale et solidaire (ESS) employant des personnes éloignées de l’emploi dans la filière du numérique. Parmi elles : « Travail et entraide » qui met à disposition du personnel formé à l’usage des drones ou encore « Agoie » qui intervient dans le BTP via des chantiers d’insertion de second-œuvre du bâtiment (peinture, maçonnerie, etc.) et d’entretien des espaces verts.

 

Le succès des projets Village Nature et U Arena

 

Par ailleurs, la matinale a aussi été l’occasion de faire le bilan de l’insertion sur deux gros projets de construction et d’aménagement sur la région : Village Nature en Seine-et-Marne et U Arena à Nanterre dans les Hauts-de-Seine. Pour le premier, les fédérations professionnelles du bâtiment ont exprimé dès 2011 leur volonté de travailler sur des parcours d’insertion durable. A cet effet, la Mission emploi-insertion Melun Val de Seine a anticipé les besoins avec les donneurs d’ordre privés (Euro Disney et Pierre & Vacances-Center Parcs). « Les entreprises de travaux publics et de voirie étant habituées aux clauses sociales, on a pu réaliser l’objectif des 24 000 heures d’insertion et même l’exploser en atteignant 70 000 heures », note Charles Renaut, chargé des relations extérieures à Village Nature. Autre surprise sur le projet : l’arrivée de personnes en insertion sur des fonctions qualifiées telles que celle de chaudronnier. 120 personnes en insertion ont été employées sur le projet, dont 80 de Seine-et-Marne. Les donneurs d’ordre souhaitaient justement un ancrage local, rapporte Valérie Lecorvec, coordinatrice au sein de la Mission locale.

Du côté du projet U Aréna, le bilan de l’insertion est aussi positif. La construction de la structure multimodale (stade et salle de spectacle) a mobilisé 140 personnes et 136 000 heures d’insertion – bien plus que l’objectif des 100 000 heures.

 

 

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