Réalisations

David Mangin confirmé dans son rôle de chef d’orchestre du réaménagement des Halles

L’architecte français David Mangin, déjà retenu par la Ville en décembre, se voit confier la maîtrise d’œuvre du jardin et de la voirie, et l’élaboration du cahier des charges pour le futur « carreau » (bâtiment extérieur), soumis à un concours international.

Pour ce dossier-phare de la mandature de Bertrand Delanoë, le choix en décembre, parmi quatre projets, du plan Mangin – bâtiment couvert d’un vaste toit (« carreau »), jardin traversé par une allée centrale – avait fait l’objet d’une importante réserve : il fallait revoir le « carreau ». Sa réalisation sera confiée, après concours, à un autre architecte.
Les délibérations confiant à l’équipe Mangin la maîtrise d’oeuvre du jardin et des aménagements de voirie, ainsi que l’élaboration du cahier des charges du carreau, ont toutes été votées. Mais les critiques ont fusé de tous bords.

Verts et UMP ont critiqué la possibilité – ouverte par les textes soumis au vote – d’une extension des surfaces commerciales, sans réussir à les modifier.
Les Verts, qui s’étaient vigoureusement opposés aux socialistes lundi sur le dossier du logement social, ont fait entendre leur voix sur l’extension envisagée des surfaces commerciales: selon eux, plus de 22%.
« L’aménagement du quartier des Halles doit être une opération de restructuration urbaine », et non « de promotion immobilière commerciale », a lancé Jacques Boutault, maire du IIe.
Adjoint (PS) à l’Urbanisme, Jean-Pierre Caffet a répondu qu’on en était à « une phase d’études », et non « décisionnelle », tout restant ouvert.
Le soutien de la droite à l’amendement Verts interdisant toute possibilité d’extension des surfaces commerciales n’a pas suffi pour le faire passer.

Par ailleurs plusieurs associations contestent la légalité même de ces marchés qui s’élèvent au total à quelque 11,7 millions d’euros. Selon le Code des marchés publics, les marchés peuvent échapper à la règle générale de mise en concurrence lorsqu’ils « ne peuvent être confiés qu’à un prestataire déterminé pour des raisons techniques, artistiques ou tenant à des droits d’auteur » (article 35-3-4). « La nature des deux marchés d’assistance à maîtrise d’ouvrage n’implique absolument pas de les confier à l’auteur du projet d’aménagement urbain », estime Mme Champetierde Ribes, présidente de l’association Curiositas, citée dans Le Figaro.
Car rappelons le, si David Mangin a été choisi comme le chef de file de l’opération, ce n’est pas son projet qui a été retenu.
La mairie de Paris argumente que Mangin étant en charge de la réorganisation du sous-sol et des accès, il est seul à même de définir les conditions de « la jonction entre le sous-sol et le sur-sol ».

J-P Defawe

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