Logement

Dans les Bouches-du-Rhône, le BTP a des idées pour doubler la production de logements

Mots clés : Bâtiment d’habitation individuel

La Fédération du BTP des Bouches-du-Rhône a identifié cinq leviers d’action principaux, retranscrits dans 10 propositions, pour doper la production de logements dans le département.

 

 

Taxer la rétention foncière et mettre en place des politiques foncière et d’aménagement fortes dans les territoires confiées aux intercommunalités ; stopper l’empilement des réglementations touchant la construction ; limiter (par la jurisprudence ou par le législateur) les pratiques de recours abusifs ; améliorer les conditions de financement du logement (crédits aux particuliers, 1% logement) ; faire baisser les coûts de construction en mobilisant toute la chaine de la production de logements.

Présentées lors d’un colloque organisé le 12 juillet à Marseille et qui rassemblait une vingtaine de personnalités et d’experts du monde la construction, ces propositions, si elles étaient suivies à la lettre, permettraient de produire 15 000 logements par an dans le département (le double du niveau actuel) et rattraper en dix ans son retard dans ce domaine.

Objectif : 15 000 logements par an dans le département

« Ce chiffre n’est ni ambitieux, ni farfelu. Il correspond seulement à la nécessité d’agir pour sortir de la pénurie et pour maintenir le tissu productif et l’emploi dans le BTP à flot »,  explique le président de la Fédération du BTP 13, Johan Bencivenga.

Lors de ce colloque, les intervenants ont notamment évoqué la nécessité de réduire les coûts de construction même s’ils ne suffisent pas à eux seuls à expliquer la très forte hausse des prix de l’immobilier ces dernières années. Directeur d’Eiffage Construction Provence, Luc Bouvet plaide « pour une amélioration de la productivité, le recours plus important à la préfabrication, l’utilisation de la conception construction. »

Le président de la FFB Didier Ridoret a de son côté mis en garde contre la tentation de recourir à un modèle de production à bas coût. « J’entends de plus en parler autour de moi d’un modèle d’entreprise qui demain sera composée d’un dirigeant, d’une secrétaire, d’un conducteur de travaux, d’un métreur, d’un comptable et qui pour la main d’œuvre fera appel à des équipes à bas coût venues de toute l’Europe. Comment dans ces conditions continuerons-nous à former des jeunes ? C’est un combat que nous devons mener. »

 

 

 

 

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