Industrie/Négoce

Crédit d’impôt : la filière fenêtre « demande des excuses » à Nicolas Hulot

Mots clés : Démarche environnementale - Efficacité énergétique - Fenêtre - Fiscalité - Gouvernement - Menuiserie extérieure - Menuiseries - Réglementation thermique et énergétique

L’union des fabricants de menuiserie extérieure (UFME) ne décolère pas. Six jours après les déclarations du ministère de la Transition écologique pour justifier la réduction crédit d’impôt CITE pour les fenêtres, portes et volets, elle veut faire reconnaitre l’efficacité énergétique du remplacement des fenêtres.  

« Nous ne pouvons pas accepter les propos émis par le ministère de la Transition écologique. Nous souhaitons que le gouvernement reviennent sur ces déclarations tenus à notre égard », a lâché le placide président de l’Union des fabricants de menuiserie extérieure (UFME), Patrick Bouvet, au cours d’un petit-déjeuner presse qui s’est tenu le 26 septembre 2017, à Paris.

Six jours après le communiqué du ministère de la Transition écologique justifiant la réduction du crédit d’impôt CITE pour les fenêtres, portes et volets, la pilule ne passe toujours pas dans la filière. Et la profession ne décolère pas. A l’image de Patrick Bouvet. « Nos entreprises ont réalisé d’importants efforts pour améliorer la performance énergétique de nos fenêtres -aujourd’hui, elles laissent passer cinq fois moins d’énergie qu’il y a trente ans-. En pensait être un bon élève de la performance énergétique, et voilà que nous sommes menacés d’être viré de l’école ».

Contrevérités

Philippe Macquard, le délégué général de l’organisation professionnelle, va même plus loin que son président. « Les arguments utilisés par le ministère que sont « le mauvais rapport coût / bénéfice » et « les faibles économies d’énergies » sont des contrevérités scientifiques et techniques, vitupère-t-il. Les simulations réalisées selon la méthode de calcul Th-B-C-E de la RT 2012 par la société Pouget Consultants, expert auprès du ministère, en témoignent. Le seul remplacement des fenêtres permet en réalité des gains économiques de chauffage qui peuvent atteindre 27 % soit une économie jusqu’à 60 kWh/m2/an. Si l’on se base sur l’étude Open 2015, les fenêtres de 1,212 million de logements ont été remplacées entre 2012 et 2014 soit un gain de 0,4 Mtep. On est fier de dire que l’on a fait économiser à la France 490 000 tonnes de pétrole par an, ce qui correspond à 2,5 tankers par an ».

Perte de 25000 emplois en 2018 ?

Au-delà du discrédit de la filière propagé par le ministère, UFME veut aussi alerter sur les conséquences que pourrait avoir une réduction voire une suppression du CITE. « Entre la fabrication et la pose, notre filière pèse près de 114 000 emplois par an dont 70 % sont directement lié à la rénovation, poursuit Philippe Macquard. On pourrait perdre jusqu’à 25 000 emplois dès 2018 si le gouvernement fait le choix de la fin du CITE et de près 5000 si c’est un retour au crédit d’impôt développement durable (CIDD) ». Pour rappel, la filière menuiserie extérieure est aussi la première famille RGE avec 42 000 entreprises certifiées sur 62 000.

En attendant, si le gouvernement décide de maintenir le CITE, quel le taux satisferait l’UFME ? « Peu importe, commente Patrick Bouvet. Nous voulons surtout stopper l’idée que les fenêtres seraient moins efficaces que d’autres produits du bâtiment ».

 

 

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