Immobilier

Coup de froid sur les ventes de logements neufs

Depuis l’euphorie du début de l’année 2007, les ventes de logements neufs restent sur une trajectoire baissière. Au deuxième trimestre 2008, moins de 21 500 logements ont trouvé preneurs, soit 34 % de moins qu’un an auparavant. Du côté de l’offre, comparé au deuxième trimestre 2007, la mise en vente de logements en immeubles collectifs recule de 28 % et celles de maisons de 19%. Fort logiquement, le niveau des ventes restant inférieur à celui des mises en ventes, l’encours de logements neufs proposés à la vente progresse. Au 30 juin 2008, il atteint 110 500 logements. Seules les régions Bourgogne et Lorraine font exception à la règle.
Parallèlement à la décélération de la production des crédits immobiliers _dont les experts estiment qu’elle a débuté fin 2006, bien avant la crise des subprimes_, le délai moyen d’écoulement augmente. En un an, il est passé de sept mois et demi à quatorze mois pour le collectif. Dans l’individuel, les chiffres sont très similaires, passant de huit mois et demi à quinze. Cet allongement du délai d’écoulement impacte peu les prix : entre le deuxième trimestre 2007 et le deuxième trimestre 2008, le mètre carré grimpe de 3,7 % en immeuble collectifs et 3,3 % dans l’individuel.

Peu d’inquiétude chez les promoteurs
S’agissant des appartements, le recul des ventes est plus sensible pour les trois et quatre pièces ou plus (respectivement – 30,0 % et – 31,9 % entre les deuxième trimestres 2007 et 2008) que pour les studios et les deux pièces (- 21,8 % et – 24,1%). A fin juin 2008, l’encours de logements collectifs progresse d’un quart par rapport à fin juin 2007 (94 700) et atteint même +49% pour les studios. Les promoteurs ne s’inquiètent pas outre mesure de ces résultats, gardant bien à l’esprit que 2007 fut un millésime exceptionnel. Chacun y va de sa méthode pour re-solvabiliser les clients : en jouant sur la taille des appartements ou en se positionnant sur les programmes Anru.
Du côté de la maison individuelle, même son de cloche. Au deuxième trimestre 2008, les ventes se sont affaissées de 34 % par rapport au deuxième trimestre 2007. Les maisons de grande taille sont les plus touchées avec une baisse de 55 % pour les six pièces et plus. Comme les mises en vente reculent moins rapidement (-13 %), l’encours de maisons disponibles à la vente s’accroît encore. Fin juin 2008, il est supérieur de 23 % à celui de fin juin 2007 (15 700 contre 12 800). Le prix de vente moyen d’une maison neuve en France est aujourd’hui de 257 200 euros.

Julien Beideler

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