Projets

Coup d’envoi du débat public sur le projet EuropaCity

Mots clés :

Établissement recevant du public (ERP) ou assimilé

Entre les aéroports de Roissy et du Bourget, Alliages et Territoires, filiale d’Immochan, veut développer EuropaCity, un complexe commercial, de loisirs et culturel de 740 000 m2. Ce projet est soumis à débat public du 15 mars au 30 juin.

Le débat public sur le projet EuropaCity à Gonesse (Val-d’Oise), au cœur du Triangle de Gonesse, se déroulera du 15 mars au 30 juin (Tous les détails sur le site Internet de la Commission du débat public). Sur cette période, quatre réunions publiques générales sont prévues, dont la première se tiendra le 17 mars, ainsi que deux conférences-débats et neuf ateliers thématiques. Une visite du site du projet sera également organisée. «Notre vœu est de faire participer un public le plus large et diversifié possible», a déclaré Claude Brévan, présidente de la Commission particulière du débat public (CPDP), le 9 mars, lors de la présentation des modalités de la concertation et du calendrier. D’où la mise en place de deux dispositifs innovants: le «DP Bus» qui sillonnera les quartiers des départements du Val-d’Oise et de la Seine-Saint-Denis avec dix arrêts prévus; et le «dialogue 3 D» qui consistera en la mise en place de trois groupes de 100 personnes issus du territoire local, interdépartemental (93 et 95) et régional pour réfléchir aux enjeux du projet et à ses problématiques au travers d’un questionnaire.

 

Oppositions au projet

 

«Ce débat public s’inscrit dans un contexte qui n’est pas forcément favorable, a reconnu Claude Brévan. Plusieurs débats ont déjà eu lieu sur le secteur du Triangle de Gonesse portant sur le schéma directeur de la région Ile-de-France (Sdrif), le Grand Paris Express, la ZAC du Triangle de Gonesse. Nous savons qu’il existe des oppositions au projet EuropaCity, elles se sont déjà manifestées».

 

Une emprise de 80 ha

 

Porté par Alliages & Territoires, filiale d’Immochan, branche immobilière du groupe Auchan, le projet EuropaCity occuperait une superficie de 80 ha, au cœur de la ZAC du Triangle de Gonesse (280 ha) en cours de création par l’EPA Plaine de France. Au programme: 150 000 m2 dédiés aux loisirs, 50 000 m2 d’espaces culturels, 100 000 m2 d’espaces à usage public, 230 000 m2 de commerces, 20 000 m2 de restaurants, 20 000 m2 d’espaces de congrès et de séminaires, 2 700 chambres d’hôtels, un parc urbain de 10 ha et une ferme urbaine de 7 ha. En 2013, Immochan a retenu le projet de l’agence d’architecture danoise BIG (Bjarke Ingels Group) associée aux architectes français de SCAU, à Setec (BET), Transsolar (bureau d’études en stratégie environnementale), Base (paysagiste), Jean-Paul Lamoureux (acousticien) et Michel Forgue (économiste).

 

Un investissement de 3,1 milliards d’euros

 

L’investissement s’élève à 3,1 milliards d’euros d’investissements privés dont 2,6 milliards à la charge d’Immochan, qui a conclu fin février un contrat d’investissement avec le groupe chinois «pour réaliser ensemble EuropaCity». Selon le maître d’ouvrage, 4 200 personnes par an en moyenne seraient mobilisées pendant la phase de construction (2019-2024) et 11 800 en phase d’exploitation. Quelque 31 millions de visiteurs par an sont attendus dont 6 millions de touristes.

 

Décision du maître d’ouvrage le 30 novembre 2016

 

«Le débat public va permettre d’écouter les habitants et de faire progresser le projet qui s’inscrit dans une volonté publique d’aménagement du nord-est de l’Ile-de-France. Notre volonté est de le mettre en œuvre», a déclaré Christophe Dalstein, directeur d’EuropaCity. C’est au plus tard le 30 novembre 2016 que le maître d’ouvrage devra indiquer quelle suite il entend donner à son projet. S’il décide de le poursuivre, l’ouverture au public pourrait intervenir en 2024, date à laquelle doit être mise en service la première phase de la ligne 17 du Grand Paris Express (entre Saint-Denis Pleyel et l’aéroport Roissy-Charles de Gaulle) qui desservira le site.

 

Focus

Le Triangle de Gonesse: un territoire de 700 ha non urbanisé

A une dizaine de kilomètres au nord de la capitale, le Triangle de Gonesse est un territoire de 700 ha, non urbanisé et constitué de terres agricoles. Situé entre les aéroports de Roissy-Charles de Gaulle et du Bourget, il est délimité à l’est par l’A1, à l’ouest par la RD317 et au sud par la RD370.

Au sud de cette zone, une première opération d’aménagement, le parc international des Tulipes s’est développé sur 42 ha, sous maîtrise d’ouvrage de l’Agence foncière et technique de la région parisienne (AFTRP) devenue Grand Paris Aménagement. Le schéma directeur de la région Ile-de-France (Sdrif) prévoit l’urbanisation de 300 ha maximum au sud du Triangle, sous réserve de sa desserte par les transports collectifs, le maintien d’au moins 400 ha de terres agricoles d’un seul tenant au nord et l’aménagement d’une voie dédiée aux bus sur le boulevard intercommunal du Parisis (BIP).

 

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    La vraie information...

    Tous les espaces de nature les plus proches de Paris sont inexorablement mangés, artificialisés, au point d’asphyxier la ville et de la rendre stérile! Il en va ainsi du triangle de Gonesse, du plateau de Saclay, de la plaine de Montesson en danger, etc. Au moment où il faudrait aérer la ville, dessiner un plan de protection drastique des espaces naturels, comme l’a fait Copenhague il y a 70 ans, le projet du « Grand Paris », au contraire, soutient ces projets de promotion immobilière qui détruisent la nature, malgré la COP21. Le Moniteur nous livre comme information ce qui est contenu dans la plaquette publicitaire du projet. Une autre information est de dire que ces terres agricoles seront achetées 5 euros/m2 aux agriculteurs présents (soit 4 millions d’euros), avec 1 euro d’indemnité d’éviction, et que chemin faisant, quand les terres seront rendues constructibles par « miracle » (modification soudaine des PLU), elles vaudront selon mes estimations au moins 160 millions d’euros!
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