Culture

Conversation avec Souto de Moura

Mots clés : Architecte - Conservation du patrimoine

L’architecte portugais Eduardo Souto de Moura livre ses réflexions sur le patrimoine dans le récent ouvrage intitulé « Au Thoronet, le diable m’a dit… ». Il évoque également son mode de travail dans un entretien à paraître le 9 novembre dans le mensuel AMC.

Eduardo Souto de Moura a été récemment accueilli à la librairie du Moniteur-Odéon pour l’une des dernières signatures en ce lieu qui va définitivement fermer ses portes le 30 novembre. A l’occasion de la parution de son livre aux éditions Parenthèses, l’architecte portugais est venu bavarder en public en toute décontraction dans un entretien avec Dominique Machabert. Nombre d’architectes étaient là à l’écouter parler avec enthousiasme de ses premiers projets d’étudiant, de ses livres préférés, et même de sa propre maison…, parmi lesquels Marc Barani, Laurent Beaudouin et Hervé Beaudouin, imprégnés de l’œuvre d’Alvaro Siza qui fut le maître de Souto de Moura. Cet ouvrage qui porte le titre étrange « Au Thoronet, le diable m’a dit… » réunit ses réflexions sur le patrimoine – à l’occasion de son invitation au Thoronet – qui se développent autour de onze projets et déclinent un certain nombre de mots-clés qui donnent lieu à des digressions sur de nombreux sujets tels la nature imite l’art, le Parthénon, l’escalier de Chareau, Barragan, etc.

 

Entretien publié dans AMC

 

Auteur d’une soixantaine de bâtiments principalement réalisés au Portugal, Eduardo Souto de Moura, Pritzker Prize 2011, travaille actuellement en France sur des projets à Guérande, Bordeaux, Marseille et même à La Défense pour un projet de tour. Il a participé à une table-ronde à Agora, la biennale d’architecture de Bordeaux en septembre dernier. Fort de cette actualité, un long entretien avec Eduardo Souto de Moura est publié dans le prochain numéro d’AMC (n° 219), à paraître le 9 novembre 2012. L’architecte très disert, y évoque son mode de travail : « J’aime l’artisanat mais je ne veux pas d’un monde artisanal, fait à la main, sur mesure. J’aime aussi la production industrielle, systématique. J’aime les contrastes, le spécial et le banal. Cependant l’un ou l’autre ne dépend pas de moi, mais des circonstances. » Il y commente sa stratégie de projet : « La règle aussi scrupuleuse soit-elle, peut être interprétée. J’aime cette marge de manœuvre… Je ne suis pas contre les règlements mais ils finissent par devenir une affaire de gros sous. » Enfin, il porte un regard rétrospectif sur l’évolution de son mode de pensée et sa production architecturale.

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