Entreprises de BTP

Construction : sombres perspectives pour 2002

Alors que depuis deux ans l’activité dans la construction fait preuve d’un certain dynamisme, ce secteur devrait marquer le pas en 2002.
Le ministère de l’Equipement avance deux raisons conjoncturelles pour expliquer ce phénomène : le ralentissement économique et de la fin de la période électorale qui avait poussé les collectivités locales à investir dans les équipements publics.
Seul le logement collectif social (HLM) qui avait peu profité de la reprise du bâtiment ces dernières années, devrait réussir à tirer son épingle du jeu, prévoit la direction des affaires économiques et internationales du ministère de l’Equipement dans son rapport sur la conjoncture.
Ce regain d’activité de la part des constructeurs de HLM s’explique avant tout par les efforts financiers du gouvernement annoncés en 2001 en faveur de ce secteur d’activité. Pour autant, cette relance du logement social ne serait pas de nature à compenser la baisse attendue dans les autres secteurs d’activité du bâtiment, et notamment dans le bâtiment non résidentiel (bureaux, entrepôts, usines…).
Le bâtiment non résidentiel est, en effet, directement dépendant de la conjoncture économique. En période d’incertitude, il est le premier secteur à en faire les frais, les entreprises reportant leurs projets d’investissements dans de nouveaux locaux.

Le ministère de l’Equipement prévoit dans l’ensemble du secteur construction une baisse d’activité des entreprises de -0,5% à -1,4% en 2002. A titre de comparaison en 2001 le chiffre d’affaires avait progressé de 1,9%.
Dans le domaine du bâtiment (120 milliards d’euros de chiffre d’affaires) la variation sur l’année devrait être comprise entre -0,4% et -1,3% tandis que dans le domaine des travaux publics (routes, grands projets, ouvrages d’art…) l’activité régresserait entre -0,9% et -1,8%.
Les travaux publics (chiffre d’affaires de 26,5 milliards d’euros) avaient connu une année 2001 « exceptionnelle », souligne le ministère avec une activité en hausse de 6% en volume. Cette forte croissance en volume s’explique par les engagements des collectivités locales avant les élections municipales de 2001.
Les sociétés autoroutières devraient enregistrer une baisse de leur commande globale (-8,6%) après une hausse des investissemens de 3,2% en 2001. En revanche, le démarrage des grands chantiers (TGV-Est et Port 2000 au Havre) vont permettre au secteur d’amortir ce repli, ajoute le ministère.

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêt. OK En savoir plus X