Matériaux et équipements

Construction bois : les Vosges veulent en hêtre

Le département développe les initiatives à plusieurs niveaux pour valoriser le feuillu au-delà de l’ameublement. Pour cela, il mise en particulier sur la construction.

Les Vosges ne se confondent pas avec le sapin, on y trouve aussi du hêtre ! Mais sa valorisation demeure faible, elle reste essentiellement dirigée vers l’ameublement. Pour la doper, les collectivités locales se tournent vers la construction. Ils multiplient les initiatives: concours d’architecture pour bâtiment démonstrateur, développement d’une marque, renforcement du pôle de compétences déjà bien amorcé au niveau de l’enseignement, de la R&D et du transfert de technologie.

Le syndicat mixte du Pays d’Epinal «Cœur des Vosges» a commencé par créer la marque «Terres de hêtre» dans le cadre d’un pôle d’excellence rurale. Il a souhaité l’inscrire dans une démarche économique globale, en faisant signer une charte à toute la filière locale, à l’automne 2012. Le texte engage à valoriser le hêtre au-delà de l’ameublement, en particulier dans la construction, et à réaliser au moins sa première transformation dans le département des Vosges.

 

Le signal des Woodies

 

Dans la foulée, le Pays et l’une de ses intercommunalités membres, la Communauté de communes de la Vôge vers les Rives de la Moselle (C2VRM), ont lancé un concours d’architecture pour un ensemble de six habitations de loisirs et un local d’accueil en hêtre, afin de démontrer la faisabilité des modes constructifs avec cette essence. Le premier prix est revenu à l’architecte Manon Kern de Nancy. Ainsi sont nés les gîtes Woodies à Xertigny, conçus par WM Architecture.

Un autre volet d’action vise à transformer en entreprises pérennes le fort potentiel créatif issu notamment de l’Enstib d’Epinal, école nationale d’ingénieurs de référence pour le bois. Une couveuse d’entreprises a été aménagée dans ce but en périphérie de la capitale vosgienne. Elle propose sur 2 000 m2, des ponts roulants, des équipements de transformation et une bourse de 12 000 euros par an à de jeunes start-up.

Elle s’ouvre à toutes les essences. Les deux premières installées, transforment d’ailleurs les résineux au gré de l’imagination de jeunes diplômés de l’Enstib. «Il était un arbre» développe un concept de maisons dans les arbres. Leko met au point des combinaisons voulues innovantes entre l’ossature bois, la domotique et les pompes à chaleur pour la création de maisons passives. Cette société prévoit un prototype ce printemps.

Cette petite pépinière vient compléter une chaîne bien structurée en amont: avec l’Enstib et le centre de transfert de technologies Critt Bois, le département dispose d’un «tronc» solide à partir duquel les «jeunes pousses» ne demandent qu’à s’épanouir, comme les branches d’un hêtre majestueux.

 

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