Mobilité

Connaître le poids des déplacements dans le bilan énergétique d’un bâtiment

Mots clés : Démarche environnementale

Effinergie vient de mettre en ligne, en partenariat avec le CSTB, l’association Qualitel et avec le soutien financier de la Caisse des Dépôts,  un outil permettant de mesurer les consommations d’énergie et émissions de gaz à effet de serre engendrées par les déplacements des utilisateurs d’un bâtiment.

L’outil a été testé sur une quarantaine d’opérations  et compte 70 projets enregistrés. D’un point de vue méthodologique, le calcul des déplacements est restreint à celui des occupants du bâtiment dans leur mobilité quotidienne et locale. Autrement dit, la mobilité à longue distance, définie dans un rayon supérieur à 80 km, n’est pas prise en compte.

L’utilisateur doit répondre à des questions comme : Le bâtiment dispose-t-il d’un local à vélo sécurisé ? Quel est le ratio de place de parking par logement ? Les occupants ont-ils accès à des bornes de recharge électrique ? Quelle est la distance qui relie le bâtiment à la gare SNCF la plus proche ou une aire identifiée de covoiturage ?

Si l’utilisateur ne dispose pas de données précises, l’outil propose des données génériques. Les résultats livrés par l’outil permettent d’évaluer ce que représente les consommation liés à la mobilité par rapport à celle des 5 postes de la réglementation thermique ou encore de connaître les kWh/personne ou kgeqCO2/personne et les kWh/logement ou kgeqCO2/logement.

Encore sous une forme Béta, l’outil propose également de saisir des données qualitatives non prises en compte dans le calcul. Ces informations permettront par la suite d’affiner l’algorithme.

 

 

Une exigence du label Bepos

 

 

Le référentiel du label Bepos, dernier né de l’association Effinergie que les certificateurs devraient proposer à partir de cet été, exige que le poids des déplacements des occupants du bâtiment soit estimé à l’aide de cet outil mais ne fixe aucune exigence de résultat.

« Nous n’avons à ce jour aucun ordre de grandeur, il n’était donc pas possible de fixer des seuils à ne pas dépasser », indique Sébastien Delmas, chargé des aspects techniques au sein de l’association Effinergie. « Il faudra veiller à moduler l’exigence en fonction du contexte, de manière à ne pas stigmatiser les bâtiments implantés en zone rural vis-à-vis de ceux des centres urbains ».

«Au-delà du label Bepos,  l’outil devrait intéresser le particulier qui achète un bien, le promoteur qui marquette son produit, la commune qui travaille sur ses plans de déplacement ou les investisseurs institutionnels qui souhaitent orienter leurs subventions », précise  Sébastien Delmas


Pour essayer l’outil, cliquez-ici

 

 

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