Entreprises de BTP

Conjoncture : le lent redémarrage des travaux publics

Mots clés : Travaux publics

Malgré un 4e trimestre 2016 poussif (+1,6%), l’activité des TP a enregistré une croissance de 3,5% sur l’exercice, par rapport à 2015. Les chefs d’entreprises se montrent plutôt optimistes pour ce début d’année.

Sur l’année 2016, la reprise de l’activité des TP est réelle mais timide. Voilà ce qui ressort de la dernière livraison de l’enquête conjoncturelle de la FNTP, dévoilée vendredi 3 février. Dans le détail, le secteur des travaux publics a enregistré, sur l’année 2016, une croissance de 3,5% par rapport à 2015. Une progression, certes, mais beaucoup moins importante que prévue. La faute à un dernier trimestre plus poussif que les précédents, avec une hausse d’activité de 1,6% « seulement », par rapport à la même période en 2015. Autre enseignement, le redressement se révèle très contrasté, avec « de fortes disparités régionales et interrégionales », souligne la FNTP.

 

La locomotive du secteur privé

 

Quels ont été les moteurs de la croissance en 2016 ? Il s’agit principalement du secteur privé, représenté par les grands opérateurs. La timide reprise touche par ailleurs la plupart des spécialités, « mais à des rythmes plus ou moins prononcés », décrypte la note.

Reste que si la croissance est moins vigoureuse qu’espérée, la plupart des clignotants se teintent doucement de vert. A commencer par les prises de commandes, qui signent une hausse de 18,4% au 4e trimestre 2016, en comparaison de l’exercice précédent. Sur l’année, le chiffre progresse en moyenne de +15,4%, mais le dynamisme est tiré en grande partie par la locomotive du grand Paris et l’attribution des projets.

 

L’intérim progresse toujours

 

« Cette tendance laisse néanmoins présager une poursuite de la reprise d’activité ces prochains mois », analyse la FNTP. Elle se fonde notamment sur l’opinion des chefs d’entreprises sur les perspectives d’activité au 1er trimestre 2017 : une majorité d’entre eux table sur une hausse d’activité ces 3 prochains mois, tous métiers confondus.  

Autre point positif, le volume d’heures travaillées frémit sur l’année, à +1,2%, mais repose en grande partie sur les heures intérimaires (+21%). Là encore, le 4e trimestre s’est inscrit en retrait par rapport aux mois précédents, à +0,7%.  Côté emploi, les effectifs ouvriers permanents se stabilisent depuis quelques mois, mais « restent inférieurs de 2,5% en moyenne au niveau enregistré en 2015 », relève la FNTP. Cette bataille-là est loin d’être gagnée.

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