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Confort de l’habitat : un bouquet d’exigences

Mots clés : Innovations - Technique de construction

La notion de confort évolue avec le temps. Simple abri de la pluie et du vent, l’habitat a été chargé de multiples fonctions avec le temps. Certaines sont venues s’ajouter au besoin primitif de protection contre les intempéries : protection contre chaleur et froid excessifs, contre une trop forte luminosité… D’autres sont nées d’un besoin de facilité et de modernité  d’usage en lien avec la domotique.

Ouverture et intimité

Un composant comme la fenêtre et ses caractéristiques illustrent parfaitement ce phénomène. À la volonté de faire entrer la lumière dans la maison se sont ajoutées les nécessités de se protéger du froid (sans complément par des volets) et de créer une barrière au bruit.

Ce besoin de lumière, dont on a pu mesurer depuis quelques années les effets positifs sur la santé – illustrés par les progrès de la luminothérapie – n’est qu’un des besoins physiologiques de l’homme moderne. Il a permis le développement de très grandes baies vitrées, devenues presque un standard du confort. Mais, dans le même temps, et parce que notre environnement urbain évolue considérablement, cette ouverture vers l’extérieur est contrariée par des risques nouveaux dans une ville toujours plus dense et toujours plus haute, mais aussi plus bruyante, et dont la qualité de l’air n’est pas optimale.

D’où ces exigences nouvelles de maîtrise de cette lumière par l’ajout de brise-soleil ou de toiles tendues. Ces réponses participent aussi d’un nouveau besoin de protection contre la pollution visuelle ou contre ces voisinages trop proches qui perturbent une intimité d’autant plus précieuse que de plus en plus difficile à conserver.

Ambiances intérieures

Le cocon ainsi sanctuarisé doit aussi être à l’abri d’autres types de pollution comme la pollution sonore, qui implique une isolation de l’ensemble des parois aussi performante que celle qui est désormais exigée pour la performance thermique. Bruits extérieurs, mais aussi bruits intérieurs impliquent donc l’usage de parois et de planchers isolants acoustiquement. Cette disposition est devenue un impératif et une donnée de plus en plus importante de l’évaluation du confort intérieur. Ces deux performances – acoustique et thermique – sont d’autant plus difficiles à traiter ensemble qu’elles frisent parfois l’antinomie mais il est toujours possible d’atteindre un équilibre pour le confort de l’habitant.

Dans son intérieur, protégé de l’extérieur, ce dernier s’épanouira d’autant plus dans un air  qui ne sera pas agressif. D’où la nécessité d’employer des matériaux et des systèmes d’une totale innocuité au regard de sa santé. Tout ce qui peut produire des émanations, tels les COV (composés organiques volatils), est à limiter au strict nécessaire. La qualité de l’air intérieur, qui passe par une aération efficace, s’appuiera sur la possibilité d’ouvrir les baies mais également sur l’exploitation d’installations automatisées capables de maîtriser la dépense énergétique comme les ventilations mécaniques contrôlées (VMC). Des systèmes automatiques de gestion, telle une ouverture des fenêtres à un certain taux de présence de CO2, participent également au maintien de l’indispensable qualité de l’air intérieur.

On le voit, le confort de l’habitat nécessite un ensemble complet et souvent complexe qui relève de plusieurs composantes. L’habitat de demain passe par la maîtrise de ce bouquet d’exigences.

Par Nicole Perez, directrice Marketing et Développement de Technal

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