Entreprises de BTP

Concessions autoroutières : vers une privatisation des Semca ?

La mesure était inattendue. En présentant son budget pour 2002, Laurent Fabius a annoncé l’ouverture du capital des Autoroutes du Sud de la France (ASF). Première société française d’autoroutes, ASF dispose d’un réseau situé au sud d’une ligne Nantes-Lyon, et a accueilli en 2000 près de 270 millions de véhicules. Son chiffre d’affaires a été de 1,539 milliard d’euros, et son résultat net de 243,9 millions d’euros, en hausse de 16,4%.
Le ministre des finances a expliqué que cette opération était destinée à financer des dotations en capital aux secteurs menacés par les attentats ainsi que le fond de réserve des retraites.

La décision de Bercy, qui ne devrait pas ravir le ministre des transport, Jean-Claude Gayssot qui s’y était déclaré hostile, semble constituer un premier pas vers la privatisation des sociétés d’économie mixte concessionnaires d’autoroutes (SEMCA). Plus précisément, l’Etat français cherche à appliquer l’ordonnance du 28 mars 2001 sur la réforme des concessions autoroutières françaises, destinée à rendre le système hexagonal conforme aux règles de concurrence européennes, en alignant sur le droit commun les contrats et les règles comptables des SEMCA.

Par ailleurs, dans le cadre de la politique de rééquilibrage entre les modes de transport, il a également été prévu dans le projet de budget 2002 que les dividendes des SEMCA doivent contribuer au développement d’infrastructures ferroviaires, telles que la liaison TGV et marchandises Lyon-Turin prévue à l’horizon 2015

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