Santé

Comment Renault va moderniser son Technocentre de Guyancourt pour améliorer la qualité de vie au travail

Mots clés : Gestion et opérations immobilières - Innovations

Lors d’une conférence sur le Simi, le directeur adjoint immobilier et services généraux de Renault est venu présenter la modernisation du centre de recherche du groupe. Le site qui accueille 15 000 résidents et compte 12 000 postes de travail entame une mue profonde qui va durer cinq ans.

Les chiffres sont connus : le bâtiment représente 40 % des émissions de gaz à effet de serre. Moins un immeuble est isolé, plus il va consommer d’énergie. Dans le même temps, nous passons 80 % de notre temps à l’intérieur des bâtiments, où un air insuffisamment renouvelé sera responsable de maux divers allant des maux de tête à la gorge irritée, en passant par des troubles oculaire, des irritations et une baisse de la concentration et donc de la productivité… pour ne citer que les seuls effets à court terme.

Dans ce contexte, comment prendre en compte la santé dans les bâtiments de demain ? C’est un thème sur lequel le groupe Renault/Nissan travaille déjà avec la remise aux normes du technocentre de Guyancourt (Yvelines). « Notre centre de recherche occupe un site de 150 ha, compte 450 000 m² de surface bâtie, 250 000 m² de bureaux, sept bâtiments, une usine de prototype, plusieurs restaurants, 10 000 places de parking, etc. », détaille Fabio Re, directeur adjoint immobilier et services généraux pour l’Ile-de-France chez Renault, lors d’une conférence lors du Simi. Le site, dont le premier bâtiment a été livré en 1996 accueille aujourd’hui 15 000 résidents et compte 12 000 postes de travail.

Il était donc temps de le remettre aux normes actuelles, d’où le lancement cette année de la modernisation qui va concerner l’ensemble du site sur cinq ans. « Nous avons un axe principal pour ces travaux : l’amélioration de la qualité de vie au travail, précise Fabien Re. Il s’agit aussi d’améliorer la collaboration entre les personnes et de construire un nouvel édifice en bois. L’objectif est aussi d’améliorer l’attractivité du site pour les jeunes talents. Il s’agit bien de performance des collaborateurs, puisque nous allons dépenser des centaines de millions d’euros pour ces travaux. »

 

4500 m² de bureau pilote

 

Un « bureau pilote » de 4500 m² a déjà été co-désigné avec 400 collaborateurs du groupe. Ses points forts : la majorité des personnes seront en premier jour pour avoir accès à la lumière naturelle. Et ceux qui ne peuvent pas être en premier jour bénéficieront d’un éclairage circadien (dont la couleur et l’intensité respectent les rythmes biologiques). L’espace sera traité acoustiquement et les débits d’air seront augmentés à 32 m3/heure. L’air extérieur du site sera analysé afin de mettre en place des filtres adaptés aux polluants en présence. « Les débits de ventilation vont constituer un point fort de l’amélioration des locaux », insiste Fabio Re.

Déjà en open-space, les collaborateurs continueront à travailler en bureau ouverts. En revanche, afin d’éviter les réunions « parasites » au poste de travail, les espaces de rencontre seront multipliés. Comment mesurer l’efficacité de ces mesures ? « Il n’existe pas d’outil objectif, mais nous allons bien sûr évaluer et comparer le nombre d’arrêts de travail », explique Fabio Re. Le groupe vise un certification Well pour son site modernisé.

 

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