Immobilier

Comment le gouvernement compte massifier la rénovation énergétique

Mots clés : Bâtiment d’habitation individuel - Efficacité énergétique - Gouvernement - Monde du Travail - Politique énergétique

Accélérer la rénovation énergétique des logements. C’est l’objectif de la feuille de route détaillée vendredi 24 novembre par Nicolas Hulot et Jacques Mézard. 14 milliards d’euros seront déployés sur cinq ans. Le gouvernement estime pouvoir créer avec ce plan « quelques centaines de milliers » d’emplois dans le bâtiment.

« Ce plan doit s’adresser à tous les Français et tous les territoires », scande Jacques Mézard. Le ministre de la Cohésion des territoires donne le ton à la sortie de la conférence où il a détaillé avec son homologue de la Transition écologique et solidaire, Nicolas Hulot, la feuille de route du gouvernement en matière de rénovation énergétique. L’objectif est affiché : le gouvernement entend « massifier » la rénovation thermique afin d’atteindre son ambition de 500 000 logements rénovés par an, dont 100 000 sociaux. Aussi, c’est dans ce sens qu’il a détaillé, ce 24 novembre 2017, les 14 milliards d’euros planifiés sur cinq ans dans le cadre du grand plan d’investissement.

Sur les 14 milliards d’euros, 5 milliards permettront de transformer le crédit d’impôt pour la transition énergétique (CITE) en prime à compter de 2019, 1,2 milliard supplémentaires seront alloués au budget de l’Agence nationale de l’habitat (Anah), 3 milliards budgétés par la Caisse des dépôts et consignations à destination des collectivités territoriales, 3 milliards d’euros seront mobilisés pour les bailleurs sociaux et enfin, 1,8 milliard sera attribué dans le cadre de la rénovation des bâtiments publics, principalement les bâtiments scolaires et les hôpitaux. En outre, 6 milliards d’euros supplémentaires de contrats énergétiques seront déployés sur 5 ans.

 

Transformation du CITE

 

« Avec ce plan, nous voulons accélérer la lutte contre la précarité énergétique, avec notamment la rénovation de 150 000 passoires thermiques par an », présente Nicolas Hulot, qui déroule le programme d’Emmanuel Macron. D’ici 2022, la moitié des passoires énergétiques occupées par des propriétaires précaires devront être rénovées, et dès 2025, ces logements ne pourront plus être loués. Le ministre de la Transition écologique et solidaire envisage même d’instaurer un « bonus-malus » écologique sur les logements, appliqué lors de leur vente ou sur la taxe foncière.

Le gouvernement entend aussi créer « un guichet unique » pour informer les Français sur les aides existantes, souvent très mal connues. « L’idée de ce grand plan est de rendre la rénovation thermique accessible à tous », complète Nicolas Hulot. Et Jacques Mézard de renchérir : « Nous attendons une accélération sur tous les secteurs du bâtiment, avec une mobilisation de tous les acteurs, que ce soit l’Etat, les collectivités territoriales ou encore le secteur privé. »

 

300 000 emplois potentiellement créés dans le BTP

 

Selon Nicolas Hulot « avec ce plan, plusieurs centaines de milliers d’emplois pourraient être créés ». Un chiffre qui s’élèverait à 300 000, selon Isabelle Kocher, la directrice générale d’Engie.

Enfin, le gouvernement entend renforcer l’utilisation du label RGE (« reconnu garant de l’environnement »), qui devrait être l’un des sujets abordés lors de la concertation sur le plan de rénovation énergétique des bâtiments (voir encadré). Un enjeu majeur pour les artisans, puisque selon la CAPEB, 70 000 entreprises sont labélisées RGE. 

 

Focus

Lancement d’une concertation sur le plan rénovation énergétique des bâtiments

Dans le cadre de la feuille de route détaillée ce 24 novembre, Nicolas Hulot, le ministre de la Transition écologique et solidaire, et Jacques Mézard, son homologue à la Cohésion des territoires, ont présenté une concertation sur le plan rénovation énergétique des bâtiments. Objectif : faire remonter des propositions et critiques sur la feuille de route programmée par le gouvernement. « Nous voulons mobiliser l’ensemble des acteurs dans les mois à venir, afin de créer un plan vertueux », a annoncé Jacques Mézard.

La concertation se décline sous 4 axes, dont la lutte contre la précarité énergétique et l’accélération de la rénovation des bâtiments tertiaires. Les professionnels et élus locaux pourront y contribuer jusqu’en janvier 2O18. Le gouvernement rendra quant à lui ses conclusions dans le courant du premier trimestre 2O18

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