Logement

Comment l’UNPI veut booster le secteur de la construction

L’union nationale des propriétaires immobiliers dévoile une série de mesures à « prendre d’urgence » pour booster le secteur de la construction. Leur coût n’est pas évalué.

Après la Fnaim le 6 décembre, l’union nationale des propriétaires immobiliers (UNPI) adresse aux candidats à l’élection présidentielle une série de mesures fiscales visant à relancer le secteur du logement. Parmi les 15 mesures à « adopter d’urgence », selon Jean Perrin, le président de l’association, quelques-unes intéresseront les professionnels de la construction.

L’UNPI, souhaite par exemple, simplifier les règles de majorité au sein d’une copropriété pour renforcer les pouvoirs du conseil syndical. « De nombreuses décisions sont repoussées, notamment lorsqu’il s’agit de lancer des travaux de rénovation énergétique, à cause de ces règles trop lourdes, juge Jean Perrin. La majorité pourrait être actée en fonction du nombre de copropriétaires présents lors de l’assemblée générale. »

L’UNPI s’est également prononcée contre le registre d’immatriculation des copropriétés « qui fait augmenter les honoraires des syndics de copropriétés de 10 à 20% » et qui n’aiderait pas les collectivités à détecter les copropriétés dégradées. « Elles peuvent se débrouiller toutes seules », lance Jean Perrin.

 

Exonérations fiscales

 

Ce dernier souhaite également booster la primo-accession en déduisant les intérêts d’emprunt de l’impôt sur le revenu durant 10 ans, en baissant « drastiquement » les droits de mutations à titre onéreux et en exonérant les ménages de taxe foncière durant 5 ans. Dans sa générosité, M. Perrin – qui n’évalue pas le coût des mesures qu’il propose puisque « c’est le travail de l’Etat » – étend l’exonération de taxe foncière à cinq ans aux primo-investisseurs et préconise aussi de déduire les annuités d’emprunt (intérêt et capital) de l’imposition sur le revenu durant toute la durée du prêt pour les propriétaires qui réalisent leur premier investissement immobilier. M. Perrin en ajoute une couche et propose « un crédit d’impôt de 20%, sans obligation particulière en contre-partie ».

L’Unpi s’attaque également au parc de logement social. L’association souhaite l’abaissement des plafonds de ressources donnant droit à l’attribution d’un logement public et supprimer l’article 55 de la loi SRU qui obligent certaines communes à détenir 20 ou 25% de logements sociaux sur leur territoire.

 

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