Energie

Climat : l’urgente mobilisation des acteurs locaux

Mots clés : Démarche environnementale - Etat et collectivités locales - Gouvernement

Les 16émes assises nationales de l’énergie des collectivités territoriales ont montré toute l’importance des actions territoriales dans la lutte contre le réchauffement climatique. Un rôle salué par Ségolène Royale, la ministre de l’Ecologie.

Le discours de Ségolène Royal fut sans doute le point d’orgue des 16èmes Assises nationale de l’énergie des collectivités territoriales qui se sont achevées jeudi 29 janvier. Très attendue, la ministre de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie s’est montrée en phase avec les propos des milliers d’acteurs publics et privés réunis à Bordeaux durant trois jours.

Le sentiment général peut se résumer ainsi : « urgence et mobilisation des acteurs de terrain ». Tous en effet jugent inatteignable l’ambition de limiter à 2°C l’augmentation de la température mondiale. La négociation de la COP21 visera plutôt une limitation à 3°C, estime Ronan Dantec, sénateur et porte-parole climat de Cités et Gouvernements Locaux Unis (GCLU). Alain Rousselet, président de la région Aquitaine et de l’Association des régions de France (ARF), a fait observer qu’il gère déjà les conséquences de la montée de la température sur son territoire. « L’Aquitaine est la région française qui subit la plus forte augmentation de chaleur. Nous avons mis en place un groupe scientifique de 120 personnes pour étudier les conséquences du phénomène et nous proposer des solutions ». L’urgence de la situation, un constat largement partagé par tous les intervenants, de Anne Hidalgo, maire de Paris, à Alain Juppé, président de la toute jeune Bordeaux Métropole, en passant par François Baroin, président de l’AMF, etc.

 

Les territoires en première ligne

 

Une urgente obligation qui passe d’abord par une mobilisation des décideurs territoriaux. Alain Rousselet a souligné l’apparition d’un partage des rôles : l’État impulse ; les régions et les agglomérations agissent, animent et accompagnent. Et d’ici la Conférence mondiale sur le climat à Paris, en décembre, les territoires entendent bien montrer leur implication et leur fort potentiel pour lutter contre le changement climatique. Les Labels Cit’Energies, remis jeudi dernier à 13 collectivités par Bruno Lechevin, président de l’Ademe, sont un des outils de valorisation des actions locales. Les villes et régions de France veulent plus : elles ont ainsi lancé jeudi dernier dans la capitale aquitaine « l’appel de Bordeaux » portant l’engagement des territoires dans la lutte contre le changement climatique. « Sans vous, l’accord climat ne serait pas possible, a répondu Ségolène Royal. 70 % de la transition énergétique se décide à l’échelon infra-national. La concrétisation des objectifs de transition énergétique s’effectue localement. » Parallèlement à la COP21, Anne Hidalgo, en tant que déléguée de Climate Cities Leader Ship Group, invitera 1 000 villes à débattre et forger des propositions pour lutter contre le changement climatique. En mars, elle réunira les maires des grandes villes européennes pour envisager des commandes publiques groupées d’innovations éco responsables et créer ainsi de vraies filières industrielles vertes.

Impulser le développement d’une éco-industrie, « atout extraordinaire pour la France » fait également partie des missions de l’État, a rappelé Ségolène Royal. La ministre a annoncé ainsi la labellisation d’opérateurs pour installer 7 millions de bornes de recharge de voitures électriques dans le cadre des Investissements d’Avenir et le lancement d’un appel d’offre géothermie.


Une expérimentation positive

 

Mais pour créer, innover et s’adapter aux réalités locales, il faut expérimenter, ont rappelé à Mme Royale les nombreux élus présents. « Nous devons avoir le droit à l’erreur, que nos concitoyens l’admettent », revendiquait ainsi un élu de Dunkerque. En écho, Alain Rousselet a rappelé que sa région a innové en ouvrant le premier lycée à énergie positive à Bègles et un prochain à Bergerac. « Nous essuyons les plâtres », a expliqué le président de la région. « Mais nous en tirons des enseignements : un bepos de cette taille pose nombre de difficultés. Je lance un appel aux maitres d’oeuvres et architectes. Messieurs les architectes, faisons simple ! Laissez s’exprimer le geste architecturale plutôt à l’intérieur qu’à l’extérieur »

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