Entreprises de BTP

« Clause Molière »: Jacques Chanut et la FFB prônent une formation au français des travailleurs détachés

Mots clés : Apprentissage - Apprentissages

Dans deux entretiens accordés à la radio RTL et au quotidien Le Figaro, le président de la Fédération française du bâtiment regrette l’instruction ministérielle censurant la clause Molière et plaide pour un apprentissage des rudiments de la langue française pour une meilleure compréhension sur les chantiers.

Alors que le gouvernement vient d’appeler les préfets à s’opposer à l’inscription d’une clause imposant le français sur les chantiers publics dans leur territoire, le président de la Fédération française du bâtiment, Jacques Chanut a plaidé lui sur RTL et dans le Figaro pour une formation obligatoire des travailleurs détachés à la langue de Molière « pour garantir leur sécurité sur les chantiers ».

« On demande simplement que ces travailleurs détachés, avant qu’ils ne viennent en France, aient quelques heures de formation en français, qu’ils comprennent les mots essentiels pour pouvoir eux-mêmes se protéger sur un chantier en France », a-t-il ainsi expliqué. « Ce qui est important, c’est d’être certains qu’ils puissent travailler dans des conditions de règles d’hygiène et de sécurité normales (…) on estime que lorsqu’on ne comprend pas un mot de français, on se met soi-même en insécurité et les autres en insécurité sur un chantier », estime Jacques Chanut.

Et le président de la FFB d’enfoncer le clou, dans Le Figaro cette fois : « Comprendre le français pour saisir les mesures de sécurité cela n’a rien de discriminant. Dans notre esprit, la clause Molière, ce n’est à aucun moment une volonté de contrer la loi européenne, ni une mesure nationaliste ou xénophobe, comme ce que l’on entend souvent. S’il y a bien un secteur qui n’a pas de leçons à recevoir, c’est le bâtiment qui emploie et intègre des cohortes d’immigrés, de tout temps ».

Le Code du travail « n’impose pas l’obligation de parler ou de comprendre le français » aux ressortissants de l’UE, aux étrangers qui ne s’installent pas durablement en France, ni aux salariés détachés, a rappelé l’instruction ministérielle datée du 27 avril. Selon le texte, imposer la maîtrise du français est « discriminatoire » et « porte atteinte au principe d’égal accès à la commande publique ».

 

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