Aménagement

Cinq urbanistes pour repenser la façade maritime de la Joliette à Marseille

Mots clés : Gares, aéroports - Métier de la construction - Transport maritime

L’EPA Euroméditerranée et le Grand port maritime de Marseille ont retenu cinq urbanistes pour imaginer le futur visage de la façade maritime de la Joliette ; une interface ville-port, sujet de nombreux débats entre les deux établissements publics.

Les agences d’urbanistes B720 (Barcelone), KCAP (Rotterdam), Kern et associés (Marseille), uapS (Paris) et Vezzoni & Associés (Marseille) sont en lice pour réaliser la nouvelle étude urbaine de reconfiguration de la façade maritime nord d’Euroméditerranée, entre le J4 et les Terrasses du port (1 km de linéaire).

Fruit d’un groupement de commandes associant l’EPA Euroméditerranée et le Grand port maritime de Marseille (GPMM), avec le soutien de la Dreal et de la ville, cette étude, d’un coût de 200 000 euros, prolonge le premier diagnostic effectué en 2014 par l’agence hollandaise KCAP sur le secteur dit de la «grande Joliette».

L’agence lauréate sera sélectionnée au début du printemps et, d’ici la fin de l’année 2017, elle devra notamment proposer des scénarios pour le devenir de l’emprise du domaine public maritime avec comme point d’ancrage le hangar J1, entrepôt portuaire de 22 000 m2 de surface de plancer (SP) aujourd’hui partiellement inoccupé.

 

Quelle reconversion pour le J1 ?

 

Si le principe d’une reconversion de ce bâtiment Eiffel fait consensus entre la ville et le GPMM, des divergences existent quant au contenu futur. Après un premier appel à projet déclaré sans suite en 2014 qui visait à installer une base d’accueil de méga-yachts sur le site, le port a confié la gestion transitoire du lieu à la ville en 2015. Par le truchement d’une association (NJ1) présidée par Alain Lacroix, le patron de la Caisse d’épargne Provence-Alpes-Corse qui préside la CCI régionale, la ville est chargée de faire vivre le bâtiment jusqu’à la fin 2018. Voire, au-delà… Le maire Jean-Claude Gaudin ne cache pas sa volonté de garder la main sur ce site qui fut l’un des fleurons de l’année 2013, année au cours de laquelle Marseille fut capitale culturelle européenne. Le port de son côté a rouvert le jeu en relançant un appel à projet cet automne. Une énième consultation dont l’objectif premier est, selon Jean-Marc Forneri, président du conseil de surveillance du GPMM, «la valorisation du patrimoine foncier du port dans un contexte marqué par une baisse des ressources de ses partenaires publics».

 

Interface ville-port

 

Au-delà du cas du J1, cette étude comporte en creux l’épineuse question de l’organisation de l’interface ville-port. Une porosité qui impliquera notamment le transfert de la gare maritime Afrique du Nord de la Major, près du J4, vers le môle Léon-Gourret, dans les quartiers nord.

Les concepteurs ne plancheront pas ex nihilo: ils devront tenir compte des orientations de la ZAC de la Cité de la Méditerranée, une des pièces opérationnelles d’Euroméditerranée dont le périmètre (60 ha) comprend la zone arrière portuaire qui s’étire du fort Saint-Jean à Arenc. Une ZAC dont le schéma d’aménagement a été dessiné par le groupement Ateliers Lion et associés (mandataire), Kern et associés et Ilex.

 

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