Aménagement

Cinq choses à savoir sur « Habitat III », la conférence de l’ONU sur le développement urbain durable

Mots clés : Bâtiment d’habitation individuel - Démarche environnementale

« Habitat III », la troisième conférence des Nations Unies sur le logement et le développement urbain durable, se tiendra du 17 au 20 octobre à Quito, en Équateur. La France copréside la conférence avec le pays hôte. Les acteurs nationaux du secteur (entreprises publiques, professionnels de l’urbanisme, élus, secteur privé, universitaires…) seront sur place, rassemblés sous la bannière du Partenariat français pour la ville et les territoires, avec l’ambition de faire valoir l’expertise française en matière d’urbanisme durable.

Quelle place la France va-t-elle tenir lors de la troisième conférence des Nations-Unies sur le logement et le développement urbain durable, « Habitat III », qu’elle copréside (1), qui n’a lieu que tous les vingt ans (2) et qui se tiendra du 17 au 20 octobre à Quito, en Équateur ? Si à l’issue de la conférence, la déclaration adoptée par les États membres n’a pas vocation à être juridiquement contraignante, les observateurs considèrent qu’elle sera toutefois décisive pour l’élaboration des politiques nationales et la mise en œuvre d’actions visant un développement urbain durable à l’échelle planétaire.

 

Un engagement mondial

 

Cette déclaration prendra la forme d’un engagement mondial pour un « Nouvel agenda urbain ». Il s’agira d’une déclaration d’intentions consensuelle et capable d’épouser des situations urbaines au niveau mondial à la fois diverses et convergentes, par exemple en ce qui concerne le traitement de l’habitat informel, de l’exclusion sociale et de la pauvreté, qui concerne les pays riches comme émergents. En l’état actuel des négociations, l’agenda est composé de 165 articles et de 23 pages. Dans les grandes lignes, il tente de mettre en œuvre les objectifs de développement durable du programmes des nations unies pour le développement (PNUD) signés en septembre 2015, le 11e objectif notamment (« faire en sorte que les villes et les établissements humains soient ouverts à tous, sûrs, résilients et durables »), ainsi que l’Accord de Paris obtenu à l’issue de la COP21 de décembre 2015. Pour parvenir à ce texte, les négociations internationales ont débuté dès 2014 via notamment trois « Prepcom » (3), et se sont largement accélérées depuis le printemps 2016. La dernière session de négociations, en Indonésie, il y a quelques jours, n’a selon nos informations, et malgré des « progrès importants », pas permis de finaliser le texte (voir encadré en bas de page).

 

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