Energie

Cht’roisième révolution industrielle: le Nord se lance dans le stockage des énergies renouvelables

Mots clés : Electricité - Energie renouvelable - Etat et collectivités locales - Gaz

La Communauté urbaine de Dunkerque et GDF Suez ont annoncé, lundi 3 février, le lancement d’un projet démonstrateur visant à stocker des productions d’électricité d’origine renouvelable sous forme d’hydrogène qui alimentera un réseau de gaz naturel.

Le décalage entre la production d’électricité d’origine renouvelable, intrinsèquement intermittente (le solaire fonctionne quand le soleil rayonne, les éoliennes quand le vent tourne) et les pics de demande,  conduit à réfléchir à des solutions de stockage.

Celle que va expérimenter le territoire de la Communauté urbaine de Dunkerque et GdF-Suez, sous le nom de « projet grhyd », financé par le Commissariat général aux investissements et l’Ademe au titre des investissements d’avenir, vise à transformer en hydrogène de l’électricité issue d’énergies renouvelables, produite en dehors des périodes de consommation, et ainsi pouvoir l’utiliser sous forme de carburant d’une flotte de bus (mélange de gaz naturel et d’hydrogène) ou comme énergie de chauffage (également mélangé au gaz naturel) d’un quartier neuf à Cappelle-la-Grande.

Un autre projet signé fin 2012 entre l’énergéticien allemand Enertrag, ne travaillant qu’avec des sources renouvelables, et la Communauté d’agglomération de Cambrai prévoit l’installation d’un parc photovoltaïque dont la production électrique servira à faire fonctionner un électrolyseur générant de l’hydrogène, qui pourra être stocké afin, comme pour le « projet grhyd »,  de servir comme carburant dans le secteur des transports ou être injecté sur le réseau de gaz naturel.

 

Exploitation des anciennes mines de charbon et construction de réservoirs géants dans les eaux peu profondes de la Manche

« On a identifié huit moyens de stocker l’énergie. Il y en a de plus ou moins coûteux et de plus ou moins aboutis techniquement », explique Claude Lenglet, directeur scientifique au sein de l’entreprise Rabot Dutilleul et chargé par Chambre de commerce et d’industrie de la région de mener à bien la « Troisième révolution industrielle » dans le Nord-Pas de Calais.

Utiliser l’électricité excédentaire du réseau pour remplir par pompage des réservoirs d’eau conçus pour libérer leur pression accumulée à travers des turbines et restituer de l’électricité (procédés de pompage-turbinage) est une solution complémentaire à l’hydrogène qui pourrait s’avérer particulièrement envisageable dans le Nord-Pas de Calais. L’exploitation des anciennes mines de charbon (pompage-turbinage entre un bassin de surface et un bassin en sous-sol) ou encore la construction de réservoirs géants dans les eaux peu profondes de la Manche (déjà à l’étude en Belgique sur la mer du Nord) sont deux solutions typiquement régionales qui seront étudiées de très près.


Pour tout savoir sur la ch’troisème révolution industrielle, cliquez-ici

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  • - Le

    hydrogène

    Très chouette projet Par contre il ne s’agit pas de stockage proprement dit dans le sens on prend de l’électricité d’origine renouvelable mais pas en production linéaire pour le stocker provisoirement sous une forme ou une autre pour reproduire de l’électricité au moment où on le souhaite mais simplement de production de gaz qui sera utilisé comme tel. Ce n’est pas la même chose et en plus cela ouvre d’autres perspectives car avec ce système, on peut avoir pour but la réduction des importations de gaz naturel (chauffage, véhicules au gaz) et de pétrole (véhicules à hydrogène), d’autant que rien n’oblige à ce que l’électricité soit d’origine renouvelable, en cas de besoin massif, on pourrait utiliser l’électricité d’origine nucléaire, elle-même également produite près de source d’eau pour le refroidissement.
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