Réalisations

Christian de Portzamparc rêve la ville (portfolio)

L’architecte et urbaniste français Christian de Portzamparc présente ses récents projets dans une exposition intitulée « Rêver la ville » (Cité de l’architecte et du patrimoine à Paris) et un livre éponyme (Editions du Moniteur).

« L’exposition s’appelle ‘rêver la ville’ parce que tous les projets présentés n’existeraient pas sans au départ le rêve, sans une vraie part d’imaginaire », indique Christian de Portzamparc. L’architecte ajoute à cela le « besoin d’être surpris, (…) pour changer le quotidien des lieux que l’on découvre, redécouvre », estime-t-il.
Sophie Trelcat, commissaire de l’exposition, a rassemblé une vingtaine d’opérations majeures, en France et à l’étranger, jusqu’alors inédites pour le public. Une moitié d’entre elles est réalisée ou le sera bientôt, l’autre non. « Il est important de montrer que les projets, construits ou pas, alimentent la démarche de l’architecte, et qu’une cohérence les relie », explique Sophie Trelcat. Christian de Portzamparc corrobore ces propos en comparant son travail à celui d’un « écrivain dont le livre à petit tirage importe autant qu’un autre à gros tirage ».
Ainsi se côtoient à l’agence des programmes d’échelles diverses : des 3.600 m2 du futur musée Hergé à Louvain-la-neuve (Belgique), aux 70.000 m2 de la tour Granite qui abritera le siège de la banque Société Générale à La Défense, et jusqu’au million de mètres carrés en étude pour le quartier d’habitation et de commerces « Logistic Port » à Pékin (Chine).

Scénographie séquencée
L’architecte, chargé de la scénographie de son exposition, n’a pas voulu afficher au mur un catalogue de projets. Il préfère que le visiteur chemine entre les maquettes de grandes dimensions et les animations en images de synthèse. Ces deux outils de conception permettent aux non-spécialistes de se rendre compte des volumes et des espaces. Les cartels explicatifs, simples et courts, sont volontairement mis à distance pour s’approprier la forme avant le fond.
Des pans obliques cisaillent sur toute la hauteur le volume voûté de la salle d’exposition. Réalisés en panneaux translucides emballés de film plastique et éclairés de l’intérieur, ils créent une atmosphère « féerique ». Mais surtout, ils séquencent le parcours de visite. « L’architecture est comme le cinéma, un art donné par le mouvement dans l’espace », conclut Christian de Portzamparc.
Milena Chessa

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Informations pratiques


Exposition « Christian de Portzamparc : rêver la ville »
A la Cité de l’architecture et du patrimoine
Palais de Chaillot – Galerie basse des expositions temporaires
45 avenue du Président Wilson – 75016 Paris
Jusqu’au 16 septembre 2007
Ouverture tous les jours de 12h à 20h, les samedi et dimanche de 11h à 19h, nocturne le jeudi jusqu’à 22h, fermeture le mardi
Entrée : 5 euros à plein tarif, 3 euros à tarif réduit (moins de 25 ans, groupes, chômeurs, personnes handicapées, bénéficiaires de minima sociaux)
Site Internet : www.citechaillot.fr

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Bibliographie


A l’occasion de l’exposition « Rêver la ville », à Chaillot, les Editions du Moniteur publient une monographie illustrée faisant le point sur les récents travaux de Christian de Portzamparc, seul architecte français ayant reçu le prestigieux Pritzker Prize en 1994. Parmi les projets présentés : le complexe So Bella à Las Vegas (couverture du livre), la Cidade da musica à Rio de Janeiro, le quartier Masséna à Paris, les logements et commerces De Citadel à Almere aux Pays-Bas, la tour Granite à La Défense ou celle du 400 Park Avenue à New-York…
Titre : « Christian de Portzamparc : rêver la ville »
Auteure des textes : Sophie Trelcat
Dimension : 23 x 27 cm
Nombre de pages : 310
Prix : 50 euros
Site Internet : www.editionsdumoniteur.com

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