Industrie/Négoce

Chômage partiel prolongé jusqu’à fin février chez le constructeur de grues Manitowoc

Les salariés de l’usine Manitowoc de Saint-Nizier-sous-Charlieu (Loire) seront contraints au chômage partiel pendant quatre semaines supplémentaires en janvier et février prochain.

Cette mesure, destinée à faire face à la chute du marché de l’immobilier a-t-on appris de même source, va concerner 285 des 410 salariés de cette usine (ex-Potain).
Le site, qui avait déjà prévu de réduire sa production de 75 à 80% au cours du mois de décembre, ne dispose que de 35 grues en commande pour les trois mois à venir alors qu’il en produit 100 mensuellement, selon Daniel Thévenet, délégué central CFDT.
« Les salariés vont perdre 40% de leur salaire net et l’entreprise n’a prévu aucune mesure de compensation », affirme M. Thévenet. Trois cents employés avaient déjà été contraints de poser des congés, de prendre des jours de RTT ou d’être placés au chômage partiel entre une et trois semaines en décembre.
Manitowoc n’emploie plus aucun intérimaire depuis fin novembre à Saint-Nizier-sous-Charlieu alors qu’ils étaient plus de 100 jusqu’à l’été dernier, selon Daniel Thévenet.
Manitowoc invoque la chute de l’immobilier et des clients qui reportent leurs achats de grues ou qui ne parviennent pas à obtenir de crédit auprès des banques pour les financer.
La division grues de chantier du groupe américain Manitowoc Crane a ainsi perdu 600 commandes, représentant un chiffre d’affaires de 100 millions d’euros depuis le mois d’août, précise la CFDT.
Des Comités d’établissement extraordinaires doivent se tenir mardi dans les deux autres usines françaises de la division à Moulins et La Clayette (Saône-et-Loire). Un Comité central d’entreprise est par ailleurs convoqué le 10 décembre au siège du groupe à Ecully (Rhône).
AFP

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