Etat et collectivités

Choc de simplification : « De nouvelles mesures seront lancées fin septembre », Jean-Vincent Placé

Mots clés : Innovations - PME - Réforme de l'Etat - Situation économique

Le secrétaire d’État chargé de la Réforme de l’État et de la Simplification Jean-Vincent Placé entend amplifier l’effort de long terme du « choc de simplification ». Il annonce  un nouveau train de mesures visant à dynamiser l’activité des entreprises de l’économie verte, de l’économie sociale et solidaire, de l’innovation et du numérique, ainsi que des TPE de moins de dix salariés.

Trois ans après le choc de simplification, quel bilan en tirez-vous ?

Jean-Vincent Placé : Simplifier, c’est depuis trois ans le mot d’ordre du gouvernement. Le programme de simplification compte désormais 627 mesures dont plus de 420 à destination des entreprises. Leur mise en œuvre est déjà effective aux deux tiers. Cependant, les chefs d’entreprise me disent que ce n’est pas assez lisible. Nous devons faire connaître davantage ce que nous avons fait.

 

Quelles sont vos prochaines échéances ?

J.-V. P. : Nous allons lancer un nouveau train de mesures fin septembre avec une semaine de communication avec le président de la République et le Premier ministre. Puis, en octobre, nous annoncerons des mesures concernant les normes des collectivités locales.

 

Quelles seront les priorités du nouveau train de mesures ?

J.-V. P. : Nous ciblons désormais l’économie verte, l’économie sociale et solidaire, les entreprises de l’innovation et du numérique et les toutes petites entreprises de moins de dix salariés. C’est une réponse politique à un double défi. D’abord, soulager les chefs d’entreprises et les artisans qui râlent à raison contre une réglementation trop lourde, trop rigide et trop complexe. Ensuite développer l’économie verte qui représente un gisement important d’emplois, y compris pour les PME et artisans, et ainsi réconcilier écologie et économie.

 

Sur la pénibilité, par exemple, comment conciliez-vous la volonté de simplifier et les objectifs du gouvernement ?

J.-V. P. : Je soutiens la ligne gouvernementale et j’entends aussi les critiques à propos de la complexité de la démarche. La simplification n’exclut pas le débat politique, mais elle n’est ni de droite, ni de gauche. Il ne faut pas confondre le débat sur la « dérégulation » et le débat sur la « simplification ». Les chefs d’entreprises ont le droit de s’opposer au compte pénibilité, mais ce n’est pas ma position. En revanche, s’ils expliquent que les formulaires sont mal faits, nous sommes bien dans le débat de simplification.

 

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