Industrie/Négoce

Chine, Inde, Brésil, les nouveaux acteurs du matériel de chantier

Mots clés : Communication - marketing - Matériel - Equipement de chantier

Les ventes engins de chantier sont longtemps restées cantonnées aux pays développés. Les pays émergents rattrapent leur retard mais avec des machines plus rustiques. Tour d’horizon à l’heure de l’ouverture d’Intermat 2012.

Les matériels de chantier forment un marché mondial qu’il est difficile de quantifier. Le chiffre d’affaires cumulé des constructeurs importants avoisine les 200 milliards de dollars, mais il s’agit là des ventes « sorties d’usine » qui ne tiennent pas compte de la marge des distributeurs. Il faut également y ajouter la location, majoritaire dans certains pays, la vente de pièces détachées et celle des matériels d’occasion, encore plus difficile à estimer. Ce marché est mondialisé. Les principaux pays producteurs sont les Etats-Unis, le Japon et l’Europe. Les pays consommateurs ont longtemps appartenus à la même zone géographique jusqu’aux années 2000 qui ont vu le décollage économique de la Chine, de l’Inde, du Brésil et du golfe persique. Les grands constructeurs ont ouvert des usines locales pour servir ces nouveaux marchés sans qu’il faille pour autant parler de délocalisation : le coût de transport de ces équipements lourds annule rapidement les bénéfices d’une production à l’autre bout du monde.

 

Une clientèle scindée en deux

Aujourd’hui la clientèle se scinde en deux. D’un côté les pays dits « à haut niveau de réglementation » qui exigent des matériels prenant en compte la sécurité des travailleurs et la pollution. De l’autre les pays à « bas niveau de réglementation », qui demandent des machines plus rustiques. Ce sont sur elles qu’a porté la demande ces dernières années, sous l’impulsion de la Chine. Les volumes qui s’y sont vendus entre 2005 et 2010 ont fait de ce pays le premier consommateur mondial d’engins de chantier, et de loin ! Mais il convient de rappeler que la République populaire de Chine n’est pas une économie de marché comme la nôtre : c’est un « capitalisme dirigé », encadré par des plans quinquennaux, qui investit quand le pouvoir politique le décide, et s’arrête pour les même raison comme cela a été le cas en 2011, avec -13% quand partout ailleurs la demande repartait à la hausse.

 

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