Chantiers

Chasse à la rouille à la gare Saint-Jean de Bordeaux

Mots clés : Gares, aéroports

La halle grand voyageur de la gare de Bordeaux-Saint-Jean, l’une des plus vastes de France, fait actuellement peau neuve en vue de l’arrivée de la ligne à grande vitesse (LGV) en 2017. La phase la plus spectaculaire du chantier est le changement de la toiture vitrée.

Il s’agit d’un des multiples chantiers de la transformation de la gare de Bordeaux -Saint-Jean, en vue de l’arrivée de la ligne à grande vitesse (LGV) en 2017 : la halle grand voyageur, l’une des plus vastes de France, fait peau neuve. La phase actuelle, la plus spectaculaire, comporte le changement de la toiture vitrée et de ses supports, qui datent de la fin du XIXe siècle. Gares et Connexions, maître d’ouvrage, pilote l’opération. La branche de SNCF a choisi Freyssinet pour la rénovation des marquises, auvents du parvis, et, pour la grande halle, l’entreprise GCC, mandataire d’un groupement assez particulier. De fait, c’est l’entreprise Constructions Saint-Eloi, qui assure le gros du chantier : remplacer les verrières, démonter et repeindre les structures métalliques à la couleur d’origine, reconstruire des supports oxydés et reconstituer les ornements tels qu’ils étaient lors de l’inauguration. Un nouvel éclairage LED est également prévu.

« Nous sommes spécialisés dans les halles voyageurs et nous travaillons avec la SNCF depuis vingt-cinq ans, précise Hervé Gauvrit, président de Constructions Saint-Eloi, basée à Colomiers. Mais le chantier de la gare Saint-Jean était trop gros pour nous, et c’est la raison pour laquelle nous avons proposé à GCC d’être mandataire alors qu’il n’y a pas de béton sur ce chantier essentiellement métallique. Le décapage, la peinture et les reprises spéciales de peinture ont été confiés à Lassarat, qui travaille en confinement. Après le décapage par sablage, l’acier est mis à nu, et nous pouvons refaire le revêtement sur l’acier. »

 

Echafaudage géant au-dessus des voies

 

Pour atteindre le sommet de la halle à 30 m du sol, l’entreprise Altrad Arnholdt (agence de Bordeaux) a posé de nuit, à 18 m du sol, une gigantesque plate-forme de 300 m de long sur 60 m de large, sur laquelle sont posées des tours mobiles de 15 m de haut pour accéder au sommet de la verrière. Pour Hervé Gauvrit, il s’agit du plus gros chantier d’échafaudage de gare en France. Avec l’entreprise Leny (Lyon), Constructions Saint-Eloi entreprend la rénovation des aciers corrodés de la charpente, la remise en état et le changement à neuf des verrières modernes (Saint-Gobain). « Il faut d’abord démonter les aciers corrodés, puis, selon l’avis de la maîtrise d’œuvre, nous remplaçons, ou pas, les éléments de charpente », explique Hervé Gauvrit. Un calcul très pointu : les aciers d’avant 1900 contenant peu de carbone, ils ont par conséquent la propriété se corroder moins facilement que les aciers modernes, mais ils ont par ailleurs une résistance plus faible.

« Les charpentes sont en treillis et comportent des pièces de l’ordre d’une centaine de kilos, que l’on peut manipuler assez facilement. » Pas question de perdre du temps : Constructions Saint-Eloi a établi un atelier sur place, où les pièces sont refabriquées avec une machine à débiter. Seules les pièces les plus importantes sont réalisées à Colomiers. Au total, la verrière sera plus légère qu’avant. « Nous en sommes à 30 % d’avancement, et, pour l’heure, nous ne changeons que 15 % environ des pièces d’acier. »

 

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