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Chantier contre vestiges : à Marseille le préfet renvoie la patate chaude au ministère

Mots clés : Administrations, banques, bureaux ouverts au public - Entreprise du BTP - Etat et collectivités locales - Gestion et opérations immobilières - Gouvernement - Manifestations culturelles

La tension monte autour du chantier de Vinci Immobilier, où des fouilles préventives avaient mis à jour des vestiges grecs. Une réunion à la préfecture, ce jeudi 31 août, renvoie la décision finale au ministère de la Culture… qui s’était déjà prononcé sur le sujet.

« Ceci est une réunion d’information et d’explications, mais ce n’est en aucun cas une réunion de négociations ». Stéphane Bouillon, préfet des Bouches-du-Rhône, a dû mettre les points sur les « i » lors de la réunion qui s’est tenue à son initiative dans les salons de la préfecture ce jeudi 31 août après-midi à Marseille. Représentants d’associations, de comités de quartier, commerçants, élus locaux étaient conviés à dialoguer avec les services de l’Etat, la DRAC, l’Inrap, la Ville de Marseille et les responsables régionaux de Vinci Immobilier. En question, le programme immobilier que porte le promoteur sur le boulevard de la Corderie et où les fouilles archéologiques préventives ont mis à jour une carrière d’extraction de pierres datant de la création de Marseille, au VIe siècle avant JC.

 

Vinci Immobilier peut construire sous conditions

 

Fin juillet, sur avis de l’Inrap, le ministère de la Culture avait pris un arrêté de sauvegarde d’une partie du site (630 m2 sur 4200 m2), laissant la possibilité  au promoteur de construire son programme sous réserve de la mise en valeur du secteur sauvegardé.

Devant les protestations des associations, les manifestations sur le site pour bloquer le démarrage du chantier, les pétitions signées par de nombreuses personnalités locales, Stéphane Bouillon a voulu une réunion d’échanges. Un dialogue de sourds s’est vite instauré, les archéologues parlant démarche scientifique, la DRAC, par la bouche de son directeur régional Marc Ceccaldi, argumentant du fait que la décision se situait à l’équilibre exact entre préservation et développement économique, tandis que les opposants parlaient de patrimoine, de site exceptionnel par son caractère fondateur, de mémoire et de culture…Ils demandent que la totalité du site soit préservé et le programme immobilier annulé.

Stéphane Bouillon a assuré qu’il transmettrait les avis exprimés au ministère de la Culture et que la ministre, Françoise Nyssen, prendrait la décision ultime « dans les tout prochains jours », vraisemblablement avant la fin du mois de septembre. Franck Bernardin, directeur régional Méditerranée de Vinci Immobilier, s’est engagé à geler le chantier jusque là.

 

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