Projets

Chantier autofinancé pour la flèche de la basilique de Saint-Denis

Mots clés : Établissements de culte, funéraire

Le projet attend le feu vert de la Commission nationale des monuments historiques qui se réunira le 30 janvier.

Elus, associatifs et techniciens ont choisi le modèle d’un chantier autofinancé à l’instar du château de Guédelon (Yonne) pour remonter la flèche de la basilique de Saint-Denis : le paiement d’un droit d’entrée lors d’une visite pédagogique et touristique du chantier, doublé d’une action de mécénat. Ayant déjà investi dans la restauration de la façade ouest de la basilique, en attendant celle de la façade nord, l’Etat ne s’oppose pas au remontage de cette flèche, haute de 90 m, démontée en 1846. « Techniquement possible, notre projet attend le feu vert de la Commission nationale des monuments historiques qui se réunira le 30 janvier », souligne Francis Dubrac, trésorier de l’association « Suivez la flèche », maître d’ouvrage des études, qui a créé un fonds de dotation.

 

Dix ans de chantier

 

Pourvu d’un comité de parrainage, présidé par l’académicien Erik Orsenna, ce projet n’est pas seulement patrimonial, il est aussi urbain, touristique et économique, d’insertion et de formation aux métiers du bâtiment. « Par la découverte de son chantier, ce monument de l’apogée du gothique deviendra vivant », note Jacques Moulin, architecte en chef des Monuments historiques. Le budget est de l’ordre de 10 à 12 millions d’euros. Au cours des trois premières années (2018-2020), il est prévu (fourchette basse) une fréquentation de 100 000 à 155 000 visiteurs pour un chiffre d’affaires de 745 000 à 1,1 million. Les ressources annuelles pourraient osciller entre 1 et 1,5 million, alors que la fréquentation pourrait atteindre 200 000, voire 300 000 personnes. Le chantier pourrait durer dix ans. Pour l’heure, 410 000 euros ont été investis dans des relevés de géomètres et la mission d’architecte. Les recettes du mécénat d’entreprises atteignent 850 000 euros. Après l’agrément des Monuments historiques, la première tâche sera de monter l’échafaudage pour les premières visites du public au printemps 2018.

 

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