Industrie/Négoce

Changement climatique : l’industriel Interface passe à la vitesse supérieure

Mots clés : Dallage - Produits et matériaux

Côté en bourse, le groupe américain Interface est spécialisé dans les dalles de moquette pour le tertiaire. Après la « mission zéro » qui visait à supprimer les impacts sur l’environnement, Interface veut franchir une nouvelle étape afin de lutter contre le changement climatique.

« Trop beau pour être vrai ? Oui, nous avons suscité la même réaction à la fin des années 1990 lorsque nous avons lancé la mission zéro », rappelle Rob Boogaard, président directeur général Europe chez Interface, industriel américain spécialisé dans les dalles de moquettes pour le tertiaire. Sous l’impulsion du président de l’époque, Ray Anderson, Interface a en effet déclaré la guerre au gaspillage de matières premières. Les économies ainsi générées ont permis d’investir dans de nouvelles machines elles-mêmes plus économes. Le cercle vertueux était lancé. Aujourd’hui, l’entreprise met en avant les résultats de sa politique en faveur de la protection de l’environnement. Et les chiffres avancés par Interface sont éloquents : 84% d’énergies renouvelables dans ses usines à travers le monde, une consommation d’eau réduite de 87%, 50% des matières premières utilisées issues du recyclage, etc. « Nous souhaitons maintenant aller plus loin avec une nouvelle mission baptisée « Climate take back » qui pourrait se traduire par « reprendre la main sur le climat », explique Rob Boogaard.

 

Zéro impact sur l’environnement et séquestration du carbone

En quoi consiste cette nouvelle mission ? Pour l’instant il s’agit d’objectifs généraux structurés en quatre points :

– « Live zero », soit ce que démontre Interface aujourd’hui afin de tendre vers le zéro impact sur l’environnement ;

– « Love carbon », soit aimer le carbone qui est nécessaire à la vie, mais le séquestrer dans le sol au lieu de le libérer dans l’atmosphère. L’industriel s’inspire notamment de l’expérience menée en Islande en 2012 avec des équipes de scientifiques islandais, américains et français. Il s’agissait de séquestrer du dioxyde de carbone dans des couches de basalte à de profondeurs comprises entre 400 et 800 m de profondeur. L’expérience détaillée ici repose sur la réaction des métaux contenus dans le basalte avec le dioxyde de carbone afin de former un carbonate de calcium ;

– « Let nature cool », ou imiter les processus mis en place par la nature. On parle également de biomimétisme, afin de lui redonner son pouvoir de « refroidir »  l’environnement ;

– « Lead industry re-revolution », ou mener la nouvelle révolution industrielle et entraîner d’autres entreprises dans la démarche, en particulier des industriels, des acteurs de la finance ou des technologies innovantes.

 

Inviter les entreprises à restaurer l’environnement

 

« Il s’agit d’identifier les causes du changement climatique et de trouver des solutions point par point », indique Rob Boogaard. Afin d’entraîner de nombreuses entreprises dans la démarche à travers le monde, Interface va organiser des conférences dans les prochains mois. L’objectif : inviter les entreprises à rejoindre l’initiative et s’appuyer sur les expériences qui ont fait leurs preuves.

 

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