Profession

Ces architectes qui choisissent la France (1/5) : Aires Mateus

Mots clés :

Architecture

-

Matériel - Equipement de chantier

-

Politique du logement

-

Sécurite civile

-

Télécommunications

Malgré les maux dont souffrirait l’architecture en France (trop de contraintes, plus assez de commandes, pas toujours suffisamment d’audace…), l’Hexagone doit avoir ce on-ne-sait-quoi de séduisant qui donne envie aux étrangers de venir y bâtir. Dans son numéro à paraître le 26 février, « Le Moniteur » a enquêté sur les divers chemins qui mènent à Paris, et a choisi de raconter ici le parcours de cinq agences étrangères. Aujourd’hui : l’architecte portugais Manuel Aires Mateus expose sa vision de la France, « un pays où les bâtiments sont de plus grande échelle… mais avec des appartements plus petits ».

« Avec ou sans moi, l’architecte Manuel Aires Mateus aurait atterri un jour en France. Quelqu’un serait allé le chercher au Portugal. » Cette conviction émane de son confrère et ami parisien Vincent Parreira, avec lequel il mène actuellement un projet de logements dans la ZAC Clichy-Batignolles à Paris (XVIIe). « Je n’avais jamais vu un workshop comme celui organisé pour cette ZAC où tout le monde était réuni autour de la table : les autorités publiques, les promoteurs privés, les architectes, les urbanistes et les paysagistes, s’enthousiasme Manuel Aires Mateus. Du coup, j’ai importé l’idée à Lisbonne et ça a bien marché, on va le refaire. »

 

Grand pays, petits appartements

« La France est un pays où les bâtiments sont de plus grande échelle… mais avec des appartements plus petits, ironise ce spécialiste de la maison individuelle. Il faut dire qu’il y a autant d’habitants à Paris que dans tout le Portugal ! » Ici, l’architecte lisboète apprend une autre façon de travailler. « Au Portugal, une entreprise coordonne le chantier, alors qu’en France, plusieurs entreprises se coordonnent entre elles », remarque-t-il. Son associé franco-portugais Vincent Parreira se met parfois à la place des architectes ibériques ou italiques : « Pour eux, la France est un pays où se concrétisent les projets. L’architecture n’y est pas meilleure, mais elle peut s’y exprimer en toute liberté. »

 

« Você fala francês ? » (*)

Manuel Aires Mateus n’est pas effrayé par la distance. « Aller sur un chantier dans l’Algarve, à trois heures de Lisbonne, ou bien sur le chantier du Centre de création contemporaine Olivier-Debré à Tours, pour moi, c’est pareil », souligne-t-il. Et s’il devait ouvrir une agence à l’étranger, ce serait « à Paris », afin de pouvoir gérer ses projets belges et suisses. « Il y a beaucoup de pays francophones à explorer », estime l’architecte globe-trotteur qui, par ailleurs, regrette que « les jeunes architectes pensent que l’anglais suffit ». C’est pourquoi il a décidé d’organiser au bureau des cours de français, avec pour professeur un membre de l’Alliance française. A l’agence des frères Manuel et Francisco Aires Mateus, créée en 1988, « la langue commune est le français ». Comme avec son confrère d’architecture, Vincent Parreira.

 

Focus

Ces architectes qui choisissent la France (2/5) : Auer-Weber

Ces architectes qui choisissent la France (3/5) : Scape

Ces architectes qui choisissent la France (4/5) : Baumschlager-Eberle

Ces architectes qui choisissent la France (5/5) : Sou Fujimoto

(*) Parlez-vous français ?

Vous souhaitez réagir

Pour commenter l'article, vous devez être identifié ou vous inscrire
S'identifier

Pour accéder aux contenus et services en accès libre, identifiez-vous

Mot de passe oublié
S'inscrire

Vous souhaitez vous inscrire aux services proposés en accès libre.

Newsletter quotidienne et thématiques, alertes e-mail, commentaires sur les articles...

S'inscrire
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêt. OK En savoir plus X