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Centrales photovoltaïques au sol :  » il faut privilégier les installations photovoltaïques intégrées aux bâtiments »

L’Ademe vient de publier son avis sur les centrales photovoltaïques au sol.

L’ADEME privilégie les installations photovoltaïques intégrées aux bâtiments, qui présentent l’avantage de ne pas générer de concurrence en termes d’usage du sol et qui offrent de meilleures perspectives de croissance pour l’industrie du photovoltaïque.
L’Agence recommande que tout projet de centrale photovoltaïque au sol fasse l’objet d’une réflexion globale, menée à l’échelle d’un territoire, sur les zones d’implantation à privilégier. Cette réflexion doit s’accompagner d’une concertation associant les différentes parties prenantes. Ces démarches permettent de trouver un compromis satisfaisant sur les différents enjeux liés à la réalisation et à l’exploitation d’installations, en cohérence avec le potentiel local de développement des énergies renouvelables et dans une démarche de haute qualité environnementale.

Implantation dans des zones déjà artificialisées ne présentant pas de conflit d’usage des sols

Les centrales solaires photovoltaïques au sol étant consommatrices d’espace, l’ADEME insiste sur l’utilisation de terres qui ne soient ni agricoles ni forestières et plus généralement sur l’implantation dans des zones déjà artificialisées ne présentant pas de conflit d’usage des sols : friches industrielles, anciennes carrières, sites présentant une pollution antérieure, zones industrielles ou artisanales… Les projets sur des sols correspondant à d’autres types d’occupation et usage devront faire l’objet d’examen au cas par cas afin de prendre en compte leur intégration dans l’environnement (impact sur la biodiversité, insertion paysagère). Cela doit s’effectuer en parallèle d’une étude du potentiel solaire et des possibilités de raccordement offertes par chaque site.

Mise en place de « pôles énergie »

L’ADEME est favorable à la mise en place de « pôles énergie » pour l’étude des projets (certains départements en sont déjà dotés , notamment les Alpes de Haute Provence). Ces structures facilitent les démarches administratives des porteurs de projet mais permettent également que les acteurs locaux (services de l’Etat, collectivités, ADEME, RTE/ERDF, CAUE,…) , réunis au sein d’un comité technique d’examen des projets, émettent un avis et des recommandations sur les projets à forts enjeux.

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    Agriculture + Photovoltaïque

    L’article oublie de mentionner que l’Ademe, dans ce même avis, évoque la possibilité de développer des parcs photovoltaïques au sol sur des terres agricoles, en maintenant une activité agricole sous les panneaux (élevage ovin ou culture maraichère par exemple). Pour prolonger cette réflexion, vous pouvez télécharger le rapport du cabinet Quattrolibri sur cette question de l’implantation de panneaux solaires sur terre agricole, sur le site d’Hespul : http://www.photovoltaique.info/IMG/pdf/Quattrolibri_solaire_agriculture.pdf Vous y trouverez quelques éléments qui remettent un peu en question les propos alarmistes que l’on peut lire dans les médias, et surtout le fait que l’on peut maintenir une exploitation agricole sous les panneaux, comme cela est fait depuis 10 ans en Allemagne, ou comme vient de le prouver le projet de Pierrefonds inauguré par Nicolas Sarkozy fin janvier à la Réunion (http://www.akuoenergy.com/fileadmin/media/pdf/news/Communique_Pierrefonds_2.pdf)
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    Agriculture + photovoltaïque

    Bonjour, L’article oublie de mentionner que l’Ademe, dans ce même avis, évoque la possibilité de développer des parcs photovoltaïques au sol sur des terres agricoles, en maintenant une activité agricole sous les panneaux (élevage ovin ou culture maraichère par exemple). Pour prolonger cette réflexion, vous pouvez télécharger le rapport du cabinet Quattrolibri sur cette question de l’implantation de panneaux solaires sur terre agricole, sur le site d’Hespul : http://www.photovoltaique.info/IMG/pdf/Quattrolibri_solaire_agriculture.pdf Vous y trouverez quelques éléments qui remettent un peu en question les propos alarmistes que l’on peut lire dans les médias, et surtout le fait que l’on peut maintenir une exploitation agricole sous les panneaux, comme cela est fait depuis 10 ans en Allemagne, ou comme vient de le prouver le projet de Pierrefonds inauguré par Nicolas Sarkozy fin janvier à la Réunion (http://www.akuoenergy.com/fileadmin/media/pdf/news/Communique_Pierrefonds_2.pdf) Parfois cela permet même à des Jeunes Agriculteurs de s’installer (en leur donnant une double source de revenus). Plusieurs chambres d’agriculture et syndicats agricoles se sont déjà positionnés en faveur de cette approche pragmatique qui constitue une opportunité pour le monde agricole sans nuire à la vocation première des terres. DM
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