Energie

CEE : Un système compliqué, oui, mais vertueux

«C’est énorme, colossal, du détail sur du détail, un monstre à gérer» : c’est de bonne guerre, les «obligés carburants» de la deuxième période du dispositif des certificats d’économie d’énergie ont commencé, le 6 décembre, à l’instar d’Erick Parayre, directeur de Petrovex, la filiale pétrolière du groupeAuchan, à «râler» contre un système qui a vu leur obligation augmenter très notablement pour la période 2011-2013, ceci lors du débat organisé sur ce sujet par le BIP et Enerpresse.  

Or, le respect de cette obligation multipliée par 20 pour Total, par 70 pour Siplec, la filiale du mouvement E. Leclerc ou par 40 pour Petrovex, se heurte, qui plus est à la complexité des dossiers à monter, à l’attente de leur approbation ensuite. Les plans d’action, résume Christian Deconninck, directeur de la Mission Certificats d’économie d’énergie chez Total, c’est «six mois pour les préparer, six mois pour les faire approuver, six mois pour les lancer auprès des partenaires». Avec la certitude, qui plus est, que «malgré tous les efforts», le premier distributeur français de carburants n’atteindra pas plus de 20% ou 25%de son obligation «Transports».

Mais le chef du service Climat et Efficacité énergétique de la DGEC, Pascal Dupuis, est venu avec une promesse : fin mars, «on aura résolu la bosse de la fin 2010» quand sont arrivés en masse sur son bureau les dossiers de la période transitoire. Hormis ce point noir, le dispositif est «un beau succès», dit-il, sans être vraiment démenti.
Juliana Cavalcanti, responsable du pôle CEE au sein de Siplec, évoque un dispositif «vertueux» qui a mis les entreprises en mouvement.

Il a aussi permis, ajoute P. Dupuis, que soit créée, sous la forme des fiches standardisées, une «bible des travaux d’économie d’énergie, une somme d’expertises».
Frédéric Utzmann, le président de CertiNergy, la plus importante des 16 structures collectives nées du système, ne dit pas autre chose : le dispositif fait monter, «en qualité et compétence, toute la filière bâtiment». Au-delà, il y a les chiffres : à fin 2010, selon les estimations avancées par P. Dupuis, 7 Mdse d’investissements dans des travaux d’économie d’énergie, 7Mdse aussi de réduction de la facture énergie pour les consommateurs sur la durée de vie des équipements et des travaux.

Enfin, à l’issue d’un débat, parfois virulent, P. Dupuis dit avoir noté avec «plaisir que tout le monde s’inscrit dans la troisième période».

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