Industrie/Négoce

Caterpillar va réduire ses effectifs de 9%

Mots clés : Industriels du BTP

Ce nouveau plan social touchera environ 10 000 salariés. Il fait suite à une réduction d’effectifs de 31 000 personnes menée entre 2012 et 2014.

Caterpillar a annoncé un plan de réduction d’effectifs qui pourrait atteindre 10 000 personnes d’ici à la fin de l’année 2018, ce qui représente environ 9% des 113 000 employés du numéro un mondial des engins de chantier. « Nous faisons face à des retournement de marchés dans plusieurs régions clef du monde et sur trois de nos secteurs d’activité, particulièrement dans l’industrie minière et l’énergie » explique Doug Oberhelman, P-DG de Caterpillar.

Les temps sont durs effectivement, avec des pays émergents en crise qui n’achètent plus d’engins de chantier, une industrie pétrolière paralysée par un baril à 45 dollars et des compagnies minières qui souffrent de la baisse des cours des matières premières. Caterpillar s’attend pour 2016 à un chiffre d’affaires avoisinant les 48 milliards de dollars « ce qui sera la première fois depuis les 90 ans de l’histoire de Caterpillar que notre chiffre d’affaires baisse sur quatre années consécutives » note Doug Oberhelman.

 

Et Grenoble ?

 

L’usine de Grenoble, qui emploie 1 800 personnes, sera-t-elle touchée par cette réduction d’effectifs ? Ce n’est pas certain. Elle fabrique des engins de chantier de taille moyenne, qui n’entrent ni dans la catégorie des engins miniers, ni dans celle des matériels pour l’extraction pétrolière (essentiellement des groupes électrogènes) citées par Doug Oberhelman.

Les capacités de production de Caterpillar en Europe ont déjà été réduites avec la fermeture de l’usine française de Rantigny, dans l’Oise et – surtout – une diminution de moitié des effectifs de la grande usine de Gosselies, en Belgique.

Il est possible que les fermetures d’usines touchent cette fois la Chine, où Caterpillar possède une dizaine de sites de production et où le marché des engins de chantier s’est effondré. Des sites certes à bas coûts mais qui tournent au ralenti et où les plans sociaux sont moins coûteux qu’en Europe.

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