Réalisations

Cartographie des risques du dessèchement des argiles

Une cartographie de l’aléa que les géologues nomment le « retrait-gonflement des argiles » a été établie à la demande du ministère de l’Ecologie pour les 33 départements les plus touchés par la sécheresse, pour prévenir le risque de fissuration des maisons, a annoncé le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM).
Le manque de pluie et les fortes chaleurs se traduisent par un déficit des ressources en eau dans le proche sous-sol, même si l’état des nappes d’eau sous-terraine début juillet était proche de la normale dans de nombreuses régions.
Selon le BRGM, certaines argiles se rétractent et entraînent des mouvements de terrain non homogènes, pouvant aller jusqu’à la fissuration de certains pavillons.

De 1993 à 2003, les dommages dus à ces désordres sont estimés par la Caisse Centrale de Réassurance, à plus de trois milliards d’euros. Il s’agit, derrière les inondations, du risque naturel qui entraîne les dépenses les plus importantes en France.
Les cartes départementales vont servir de base à l’adoption de mesures de prévention et à l’élaboration des plans de prévention des risques spécifiques à ce phénomène.
En climat tempéré, les argiles sont souvent proches de leur état de saturation et leur potentiel de gonflement est relativement limité. En revanche, elles sont souvent éloignées de leur limite de retrait, ce qui explique qu’en Europe la plupart des désordres liés au retrait-gonflement s’observent après une sécheresse intense et prolongée.
En période sèche, la tranche la plus superficielle du sol (1 à 2 m de profondeur) est soumise à l’évaporation. Se produit alors une rétractation des argiles qui se traduit verticalement par un tassement du sol et horizontalement par l’ouverture de fissures de retrait, à l’instar de ce que l’on observe dans une mare qui sèche.
Ce sont ces mouvements de terrains qui provoquent la fissuration des maisons individuelles. Parmi les mesures de prévention simples et peu coûteuses, le BRGM recommande d’éviter de planter des arbres trop près des maisons ou un approfondissement des fondations pour les ancrer dans un terrain peu sensible aux variations saisonnières d’humidité.

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