Entreprises de BTP

Canicule : François Rebsamen incite les patrons du BTP à prendre soin de leurs salariés

Mots clés : Entreprise du BTP - Gouvernement - Hygiène et sécurité du travail

A la veille d’une nouvelle vague de chaleur caniculaire en France, le ministre du Travail, François Rebsamen, a incité les chefs d’entreprises, notamment du BTP, à « prendre les mesures qui s’imposaient » en matière de conditions de travail.

Il est prévu, pour les prochains jours, des chaleurs caniculaires. En prévision, le ministère du Travail vient de diffuser, le 15 juillet, un communiqué dans lequel il appelle les patrons à la « vigilance » lorsque leurs salariés travaillent en plein air. « Je demande aux chefs d’entreprises de prendre les mesures qui s’imposent, en lien avec leurs représentants du personnel », explique le ministre, notamment s’assurer du bon approvisionnement des salariés en eau, reporter les tâches les plus pénibles ou exposant les travailleurs aux fortes chaleurs « dès lors qu’elles ne présentent pas d’urgence » et aménager les horaires de travail afin de limiter l’exposition des salariés aux températures les plus fortes de la journée (le ministre évoque notamment les travaux en toiture).

Par ailleurs, le ministère rappelle que les entreprises ont la possibilité de « récupérer les heures perdues », « procéder à une demande d’indemnisation au titre de l’activité partielle liée à des circonstances exceptionnelles ou solliciter la caisse d’intempéries « qui a fait savoir que les arrêts liés à la canicule seraient recevables et examinés au cas par cas et dans les meilleurs délais, dans les départements où l’alerte de niveau 3 ou 4 est franchie ».

 

« Il faudrait sensibiliser nos clients à nos changements d’horaires »

 

Pour Patrick Liébus, président de la Capeb, cette communication de François Rebsamen est une « bonne chose ». « Ce que nous souhaiterions également, ajoute-t-il toutefois, c’est que le grand public soit sensibilisé à cette question. Car certains de nos clients n’apprécient pas que nous commencions nos travaux vers six heures du matin pour éviter les fortes chaleurs de l’après-midi. »

Par ailleurs, Patrick Liébus rappelle que les indemnités pour congés intempéries sont relativement faibles ; et que, comme les dossiers sont examinés au cas par cas, il y a une possibilité pour que l’entreprise ne les touche pas. Un risque que les artisans n’auront probablement pas envie de prendre en période de crise. En conséquence, Patrick Liébus conseille aux entrepreneurs de bâtiment de privilégier une meilleure organisation du travail. « Un accord doit être trouvé avec les salariés et les clients », explique-t-il.

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