Transport et infrastructures

Canal Seine-Nord: les Hauts-de-France en ébullition suite à l’annonce du gouvernement

Mots clés : Gouvernement - Transport fluvial

Suite à l’annonce du gouvernement lundi 6 juillet 2017 de vouloir faire «une pause» dans la réalisation des grands chantiers de transports, les acteurs du projet de Canal Seine-Nord Europe font part de leur inquiétude et de leur incompréhension et rappellent au gouvernement les enjeux de ce projet.

«Au nom des 150 000 entreprises des Hauts-de-France, et de l’ensemble des acteurs économiques, j’appelle le Gouvernement à respecter les engagements pris, et à maintenir le calendrier de réalisation du Canal Seine-Nord Europe ! », s’émeut le président de la CCI Hauts-de-France, Philippe Hourdain, dans un appel solennel lancé au gouvernement dès le 7 juillet.

 

Pause des grands chantiers

 

Cosigné par les instances régionales du Medef, de la CPME et du Patronat indépendant cet appel solennel détaille le point de vue des acteurs économiques de la région: «Lors de la séance du 6 juillet des questions d’actualité au Gouvernement, Madame Elisabeth Borne, ministre déléguée aux Transports, a confirmé une pause dans la réalisation des grands chantiers, incluant implicitement le Canal Seine-Nord Europe, dans l’attente d’une «loi de programmation quinquennale équilibrée» ».

 

Insupportable pour notre région

 

Le document poursuit: «Il serait insupportable pour notre région de voir ce projet retardé, alors qu’il s’inscrit pleinement dans les ambitions de la transition écologique et qu’il porte l’espoir d’un développement économique renouvelé» décrypte l’appel avant d’égrener la longue liste des bénéfices attendues par la région pour ce projet et les nombreux engagements pris sur ce dossier aussi bien par les collectivités locales que par l’Etat et par l’Europe.

 

Stupeur dans les Travaux publics

 

Le président de la FRTP Hauts-de-France (620 entreprises, 26 000 salariés), Bernard Duhamel a lui aussi envoyé dès le 7 juillet un communiqué expliquant à quel point la «pause» évoquée par Elisabeth Borne avait plongé le secteur des travaux publics de la région dans la stupeur. «Si le projet du Canal Seine Nord Europe n’est pas littéralement nommé, Elisabeth Borne n’a pas non plus confirmé la poursuite de ce chantier qui a pourtant été officialisé par les deux précédents présidents de la République et confirmé par le candidat Emmanuel Macron», détaille Bernard Duhamel dans son communiqué. Ce dernier rappelle également que le chantier a été relancé officiellement il y a de cela trois mois, le 7 avril 2017, par François Hollande.

 

Collectivités impliquées

 

«Les collectivités territoriales se sont fortement impliquées, les instances européennes soutiennent ce projet. Après bien des négociations, le plan de financement a été arrêté, la part de chacun précisée. Rappelons d’ailleurs que c’est justement pour boucler le financement que la Région des Hauts-de-France a revu à la hausse sa contribution» détaille Bernard Duhamel. S’étonnant de cette énième péripétie il conclut dans son communiqué: «Reporter ce projet, c’est reporter l’avenir de la région».

Du coté des collectivités le président de la Communauté urbaine de Dunkerque, Patrice Vergriete, dénonce lui aussi via un communiqué la remise en cause du Canal Seine-Nord Europe par le gouvernement: «Les Hauts-de-France et la Côte d’Opale ont besoin d’un tel investissement pour consolider la position stratégique maritime et logistique de notre région en Europe et dans le monde.». Il invite le président de la République à rester cohérent avec l’approche qui fut la sienne lors de la campagne et à venir à la rencontre des élus et acteurs économiques des Hauts-de-France.

 

Pluie de tweets

 

Du coté des tweets, une pluie de protestations s’est aussi abattue: «Une agression sans précédent contre les Hauts-de-France», pour Patrick Kanner ancien président du département du Nord. «Impensable et inacceptable» pour Valérie Létard, vice-présidente en charge de l’aménagement du territoire à la Région. «Je m’insurge face à cette annonce», Philippe Rapeneau, vice-président de la Région. En revanche pas de trace de tweet de Gérald Darmanin, pourtant vice-président en charge des transports et des infrastructures de transport à la région Hauts-de-France !

 

 

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