Transport et infrastructures

Canal Seine-Nord: les Hauts-de-France approuvent le schéma de financement

Mots clés : Etat et collectivités locales - Transport fluvial

Le Conseil régional des Hauts-de-France a approuvé vendredi 8 juillet le projet de financement du Canal Seine-Nord Europe. Les travaux pour en faire une voie à grand gabarit doivent commencer en 2017.

Sur proposition du président Xavier Bertrand, l’approbation du projet de financement du Canal Seine-Nord Europe  a été donnée à une large majorité du Conseil régional des Hauts-de-France. La droite a voté pour et le groupe FN contre, ont précisé les services de la Région. Ce vote a été salué par le secrétaire d’Etat (Transports, mer, pêche) Alain Vidalies. « Cette étape s’inscrit pleinement dans la démarche volontariste initiée par le gouvernement pour faire aboutir ce projet majeur », a-t-il indiqué dans un communiqué.

Le protocole de financement et de gouvernance pour la réalisation de l’ouvrage doit être signé par l’Etat et six collectivités territoriales. Une fois ces formalités accomplies, il faudra encore obtenir une déclaration d’utilité publique.

Vieux projet toujours reporté, le dossier a été relancé fin 2014 et la Société du Canal Seine-Nord Europe, établissement public, a été fondée en avril. Les travaux doivent s’achever en 2024.

 

Plus de 300 millions d’euros pour les Hauts-de-France

 

Longue de 107 km, située entre Compiègne et le canal Dunkerque-Escaut, la nouvelle infrastructure reliera les bassins de la Seine et de l’Oise au réseau européen à grand gabarit du nord de l’Europe. Elle empruntera en partie le tracé actuel du canal du Nord, dont les voies, actuellement de 14 à 17 mètres de large, devront être élargies à 54 mètres. Six écluses et 61 ponts routiers et ferroviaires devront être construits.

Le nouveau canal permettra ainsi le transport de chargements qui atteindront, par convoi, jusqu’à 4.400 tonnes, soit un équivalent de près de 180 poids-lourds. Le report de trafic de la route à l’eau doit faire baisser les émissions de gaz carbonique et décongestionner les autoroutes régionales. Les écologistes d’EELV contestent toutefois l’intérêt du projet.

Le coût du chantier s’élève à 4,5 milliards d’euros hors taxes. Le financement est ainsi réparti: 1,8 miliard de l’Union européenne (soit 40%), 1 miliard de l’Etat, 1 miliard des collectivités et 0,7 miliard d’emprunt. Parmi les collectivités, sont prévus 302,65 millions des Hauts-de-France, 210 de la région Ile-de-France, 200 du département du Nord, 130 de celui du Pas-de-Calais, 100 de celui de l’Oise et 70 millions de celui de la Somme. A l’achèvement, 5,7 milliards auront été investis, sans compter les plates-formes multimodales adjacentes. Une petite partie des fonds a déjà été engagée pour des études.

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