Entreprises de BTP

Campus Condorcet à Aubervilliers : GTM Bâtiment remporte le contrat de partenariat

Mots clés : Entreprise du BTP

Le 15 mars, l’Etablissement public Campus Condorcet a signé avec le groupement GTM Bâtiment/3i Infrastructure et Engie Cofely un contrat de partenariat pour la construction et la maintenance pendant 25 ans de 50 000 m2 de locaux à Aubervilliers. Livraison annoncée à l’été 2019. 

Le groupement Sérendicité, composé de GTM Bâtiment, filiale de Vinci Construction France, de 3i Infrastructure PLC et d’Engie Cofely a remporté le contrat de partenariat lancé par l’Etablissement public Campus Condorcet (EPCC) pour la conception, la construction et la maintenance de 50 000 m2 de bâtiments sur le site d’Aubervilliers, dans la Plaine Saint-Denis.  Le contrat a été signé le 15 mars, en présence de Thierry Mandon, secrétaire d’Etat chargé de l’Enseignement supérieur et de la recherche. « Avec la signature de ce contrat, nous franchissons une nouvelle étape, décisive », s’est félicité Jean-Claude Waquet, président de l’EPCC

 

Une équipe d’architectes coordonnée par l’agence Ter

 

Destiné à devenir l’un des cinq premiers pôles mondiaux en sciences humaines et sociales, le campus Condorcet se développera, dans une première phase, sur 100 000 m2 répartis entre le site de la porte de la Chapelle (18 000 m2) et celui de la Plaine Saint-Denis (82 000 m2 sur 6,4 ha), qui seront reliés par la ligne 12 du métro. Les 50 000 m2 attribués au groupement Serendicité accueilleront le siège de l’Institut national d’études démographiques (Ined), des espaces de recherche et de formation, un centre de colloques, une résidence pour chercheurs invités, un hôtel à projets, des équipements de soutien à la vie du campus et 450 logements étudiants. La filiale De Vinci a confié la conception des bâtiments à une équipe d’architectes composée de Jean-Baptiste Lacoudre, Brunet-Saunier, Antonini-Darmon, K-Architectures et Jean-Christophe Quinton, coordonnée par l’agence Ter, urbaniste-paysagiste. Ce programme sera complété par une bibliothèque, encore appelée le « Grand équipement documentaire » (GED) imaginé par Elizabeth de Portzamparc (AECDP) et par les locaux de l’Ecole des hautes études en sciences sociales (dont l’architecte sera désigné le 25 mars), réalisés sous maitrise d’ouvrage publique du conseil régional d’Ile-de-France.

 

Campus-parc

 

Adaptant leur projet au GED, qui conditionne la composition générale du site, les architectes, sur la base du schéma directeur élaboré par Philippe Panerai, ont conçu la future ville universitaire autour de trois grandes « figures » : le «campus-parc » avec une végétation omniprésente ; le « cours des humanités », épine dorsale du projet, qui reliera, du nord au sud, les différents éléments du programme et enfin le «socle actif » correspondant au rez-de-chaussée des bâtiments, d’une hauteur de 4,50 m, qui abriteront des espaces mutualisés dédiés aux étudiants et aux chercheurs mais également partagés avec les habitants. « Il s’agit de faire corps avec la ville, ce qui signifie mettre en place les conditions d’une interaction physique,  visuelle et dans une certaine mesure, programmatique, entre la ville et le campus. Ce principe se traduit ici par la réduction, voire l’effacement des effets de limites. Pas de clôtures en superstructure, des rez-de-chausée d’une hauteur généreuse, accessibles et transparents », a détaillé Olivier Philippe, directeur de l’agence Ter.  

 

La question de la seconde phase tranchée en octobre

 

Le permis de construire sera déposé le mois prochain. Les travaux préparatoires démarreront à la fin de l’année et le chantier proprement dit en avril 2017 pour une livraison à l’été 2019. « 85 000 heures d’insertion sont prévues et 45% du montant des travaux seront confiés à des PME », a précisé Xavier Duplantier, directeur général adjoint de GTM Bâtiment.

L’investissement de cette première phase (y compris le foncier et les programmes réalisés par le conseil régional d’Ile-de-France) s’élève à 410 millions d’euros. L’Etat a apporté 60 millions d’euros pour l’acquisition des terrains et une dotation de 450 millions au titre du Plan Campus dont les intérêts (environ 18 millions d’euros par an) permettront de financer le loyer du PPP, d’un montant de 11 millions d’euros par an.  

A la fin de son de son intervention, Thierry Mandon a évoqué la seconde tranche du campus (80 000 m2) qui avait été gelée et dont le coût, selon Jean-Claude Waquet est estimé entre 250 et 300 millions d’euros. « Il faut remettre sur la table le chantier de cette seconde phase. La question devra être tranchée d’ici à octobre 2016 », a conclu le secrétaire d’Etat.  

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