Collectivités territoriales

Calvados: un nouveau plan d’investissement dans les collèges

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Décentralisation

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Education

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Établissement recevant du public (ERP) ou assimilé

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Etat et collectivités locales

Le conseil départemental du Calvados a adopté son budget primitif 2016. «Probablement le plus dur à équilibrer depuis l’origine de la décentralisation», estime son président, le sénateur (UDI) Jean-Léonce Dupont.

«Si notre budget ressemble à ce point à notre débat d’orientation budgétaire, cela signifie que rien ne s’est passé depuis l’automne dernier. Le système dans lequel nous vivons est en train de s’écrouler.» Jean-Léonce Dupont n’y est pas allé de main morte devant ses collègues du conseil départemental du Calvados, en ouverture de la session budgétaire.

Avec un budget primitif 2016 s’établissant à 739 millions d’euros, et ce sans augmenter la taxe foncière comme promis par Jean-Léonce Dupont pour toute la durée de la mandature, le Calvados parvient néanmoins à maintenir ses dépenses d’investissement à 99 millions d’euros (165 millions sur la mandature), et envoie par là un message aux entreprises en leur garantissant un carnet de commandes, alors que la réforme territoriale a privé les départements de leur compétence économique.

 

Enfin la liaison interquartier Nord ?

 

Le Département du Calvados a notamment décidé de se doter d’un nouveau plan pluriannuel d’investissement (PPI) 2016-2021 pour ses collèges. De l’ordre de 50 millions d’euros, celui-ci sera principalement consacré à des opérations d’extension/restructuration comportant des travaux d’accessibilité dont les études de faisabilité sont en cours. D’ores et déjà, 12,5 millions d’euros ont été affectés à la construction du nouveau collège de Mondeville sur l’ancien site des armées.

La réalisation du programme routier est un autre objectif majeur du Département. Trois grandes opérations sont en cours d’étude: la déviation de Bellengreville et Vimont (26 millions d’euros); la desserte portuaire de Caen (ex-liaison interquartier Nord, vieux serpent de mer), pour laquelle une autorisation de programme de 11,5 millions d’euros a été créée (priorité pour les nouveaux élus de Caen la mer, ceux-ci ont décidé de prendre en charge la participation financière attendue de la Région); et la déviation de Canapville. Cinq projets portés par d’autres collectivités sont également en cours d’étude: trois aménagements sur le boulevard périphérique de Caen, dans le cadre du plan de modernisation des itinéraires de l’Etat; liaison Orbec – A 28 (3,6 millions d’euros, soit 50% de la dépense); et la modification du tracé de la RD 9 en lien avec le projet d’allongement de piste de l’aéroport de Caen-Carpiquet. Enfin, trois projets étudiés par le Département sont en attente de financement: la déviation de Thury-Harcourt, la première section de la déviation de Condé-sur-Noireau et la déviation sud-est de Vire.

Par ailleurs, 7,3 millions d’euros ont été fléchés vers la pérennisation des activités portuaires et maritimes.

Mais «le summum des difficultés reste à venir», prévient Jean-Léonce Dupont.

 

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